Les feux de forêt qui ont balayé certaines parties de l'Europe cet été ont mis au jour un héritage caché et mortel, des bombes et des mines non explosées de la Première Guerre mondiale et de la Seconde Guerre mondiale. Alors que les flammes dévoraient les forêts et les champs, la chaleur intense a déclenché des explosions d'armes enterrées depuis longtemps, posant de nouveaux dangers pour les pompiers et les secouristes. Des rapports d'explosions ont émergé en France, en Belgique, en Allemagne et aux Pays-Bas, soulignant comment les incendies climatiques réveillent un passé de guerre qui continue de hanter la terre. Les incendies, alimentés par la chaleur estivale record et les conditions météorologiques erratiques liées au changement climatique, ont suscité des inquiétudes chez les experts et les autorités locales.
En France, un incendie de forêt massif près de Bordeaux a révélé une cache de munitions présumées datant de la Seconde Guerre mondiale. Pendant ce temps, dans la province orientale belge de Liège, les responsables ont noté " quelques détonations sporadiques " lors des efforts de lutte contre l'incendie. Les services d'urgence ont adapté leurs protocoles pour tenir compte de la présence d'armes non explosées, bien qu'aucun membre du personnel n'ait été directement mis en danger. Les médias locaux ont partagé des images de pompiers manipulant soigneusement des bombes rouillées, soulignant la situation précaire. Les zones touchées comprennent des régions imprégnées d'histoire militaire, telles que les High Fens, une vaste forêt de tourbières à cheval sur la frontière entre la Belgique et l'Allemagne.
Ce paysage, autrefois un champ de bataille pendant la Seconde Guerre mondiale, conserve encore des vestiges de la guerre. Des pièges explosifs, des bombes et des mines ont été dispersés sur le terrain par les deux parties, laissant derrière eux un héritage mortel. L'historien Bernard Collard, qui supervise le musée Truschbaum près de la frontière, se souvient que dans les quatre premières années qui ont suivi la défaite de l'Allemagne en 1945, six civils ont perdu la vie à cause de munitions non explosées.
La bataille des Ardennes, l'une des campagnes les plus brutales de la Seconde Guerre mondiale, a eu lieu à proximité. L'incendie est dangereusement proche d'autres sites historiquement importants, dont la crête d'Elsenborn et la forêt de Hurtgen, où les combats ont fait rage pendant 88 jours et ont coûté la vie à près de 61 000 personnes.
Il met l'accent sur l'imprévisibilité du terrain, notant que l'on ne sait jamais ce qui pourrait se cacher sous la surface. " On ne sait jamais ce que l'on pourrait rencontrer, et il ne faut pas le prendre à la légère ", dit-il, debout au milieu d'un champ qui était autrefois témoin de la violence. Les experts avertissent que le risque posé par les munitions non explosées est accru pendant les incendies de forêt. La chaleur peut réactiver les explosifs, rendant la situation encore plus volatile. Jonas Tepe, porte-parole de la Rhénanie du Nord-Westphalie en Allemagne, note le danger accru.
Le ministère belge de la Défense rapporte recevoir des demandes hebdomadaires d'assistance pour désarmer les explosifs, bien qu'il ne classe pas la région comme un foyer majeur de munitions non explosées par rapport à d'autres parties du pays.
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