Pourquoi plus de 870 000 enfants ne vont pas à l'école à Kano Rapport
Une enquête récente dans l'État de Kano, au Nigéria, révèle que plus de 870 000 enfants âgés de cinq à 18 ans ne sont pas scolarisés, malgré le soutien élevé des parents à l'éducation. L'enquête, menée dans les 44 régions locales, a révélé que 13,4% des enfants en âge d'aller à l'école ne sont pas inscrits, les contraintes financières étant le principal obstacle. L'étude, menée par le ministère de l'Éducation de l'État et le Bureau d'État des statistiques en partenariat avec l'initiative PLANE financée par le Royaume-Uni, souligne que 99,6% des parents soutiennent l'éducation formelle, ce qui contredit les hypothèses précédentes sur la résistance culturelle. Les résultats incluent un ratio homme-femme de 54:46 chez les enfants non scolarisés et soulignent la nécessité d'interventions ciblées pour améliorer les taux d'inscription et de rétention.
Selon un récent sondage commandé par le ministère de l'Éducation de l'État et le Bureau d'État des statistiques, plus de 870 000 enfants de l'État de Kano, au Nigeria, ne sont pas scolarisés.
L'étude, soutenue par le Partenariat pour l'apprentissage pour tous au Nigéria (PLANE) financé par le Foreign, Commonwealth & Development Office (FCDO) du Royaume-Uni, a évalué 1 783 ménages et 13 915 personnes, dont 7 013 enfants.
Le commissaire d'État à l'éducation, Ali Makoda, a présenté les résultats du sondage aux parties prenantes et aux médias jeudi dernier. Il a souligné que l'initiative visait à fournir une compréhension globale des défis auxquels sont confrontés les enfants à Kano. Les données collectées seront ventilées par sexe, âge et emplacement géographique pour identifier les domaines spécifiques nécessitant une intervention.
Cette ventilation détaillée permettra aux décideurs politiques et aux partenaires du développement de créer des stratégies plus efficaces pour augmenter les inscriptions scolaires et améliorer les taux de rétention. L'enquête a également examiné les raisons du taux élevé d'abandon scolaire.
Il appelle à un investissement accru dans les infrastructures scolaires, la formation des enseignants et les programmes d'engagement communautaire pour s'attaquer aux causes profondes de la crise de l'éducation. Les résultats s'alignent sur les objectifs plus larges du développement durable 4, qui vise à assurer une éducation de qualité inclusive et équitable pour tous d'ici 2030.
Le rapport suggère que pour remédier à ce déséquilibre, il faut des efforts ciblés pour promouvoir l'éducation des filles et combattre les normes sociétales qui découragent la participation des femmes dans les environnements d'apprentissage formels. L'étude a également abordé le système Almajiri, un modèle éducatif islamique traditionnel répandu dans certaines parties du nord du Nigéria. Bien que l'enquête n'ait pas pleinement exploré son impact, elle a reconnu que ces systèmes sont souvent en concurrence avec l'enseignement formel, influençant potentiellement les taux d'inscription. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre comment ces formes alternatives d'éducation interagissent avec le système formel et affectent l'accès global à l'enseignement scolaire.
La publication de l'enquête marque une étape cruciale dans l'identification des véritables défis auxquels le secteur de l'éducation de Kano est confronté. Avec les données maintenant disponibles, le gouvernement de l'État peut commencer à mettre en œuvre des politiques adaptées aux besoins spécifiques des différentes communautés. La prochaine phase consiste à analyser les résultats de l'enquête en détail et à élaborer des plans d'action pour élargir l'accès à l'éducation, réduire les taux d'abandon scolaire et garantir que tous les enfants aient la possibilité d'apprendre.
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