Le 10 août 2026, la Cour suprême russe a décidé d'exclure le parti d'opposition libéral Yabloko de la participation aux prochaines élections parlementaires prévues pour le 18 septembre 2020. La décision fait suite à une plainte déposée par le parti nationaliste pro-Kremlin Rodina, qui accusait Yabloko d'avoir violé les lois électorales par des violations présumées du droit d'auteur, du financement étranger et des activités extrémistes.
Yabloko, le seul parti d'opposition enregistré en Russie qui s'oppose ouvertement à la guerre en Ukraine, avait été autorisé à se présenter en juillet après la levée des restrictions initiales. Le parti avait prévu de faire campagne sous le slogan "Pour la paix et la liberté", plaidant pour un cessez-le-feu immédiat et la fin de la répression politique.
Des centaines de partisans se sont rassemblés devant la Cour suprême à Moscou, distribuant des pommes, symbolisant le nom du parti, et chantant des chansons de solidarité. Le rassemblement, cependant, s'est terminé brusquement lorsque le personnel de sécurité a averti les participants des arrestations potentielles et a exhorté les jeunes hommes à éviter les bureaux de recrutement militaire.
La décision de la Cour suprême de la Fédération de Russie d'exclure Yabloko de la liste des candidats à la présidentielle russe a été prise à la suite de l'augmentation des prix du carburant, des coupures d'Internet et des attaques contre les infrastructures par les forces ukrainiennes, qui ont alimenté la frustration du public.
Depuis 2003, aucun parti d'opposition n'a réussi à entrer à la Douma d'État, la chambre basse du parlement, en raison d'obstacles systémiques, notamment des restrictions juridiques, de la surveillance et du harcèlement.
Le parti a été soutenu par des personnalités telles que Yulia Navalnaya, la veuve du leader de l'opposition emprisonné Alexei Navalny, et des militants politiques comme Andrei Pivovarov. Navalnaya a décrit la décision comme un signe de peur au sein du Kremlin, suggérant que le gouvernement craignait l'unité croissante des citoyens opposés à la guerre.
Les observateurs indépendants et les organismes internationaux ont longtemps critiqué l'absence d'élections libres et équitables, citant le contrôle de l'État sur les médias, l'intimidation des électeurs et l'absence de concurrence politique significative.
Si cette décision marque un tournant ou n'est qu'une autre étape dans la consolidation du pouvoir reste incertain, mais une chose est claire: les voix de la dissidence continuent de trouver des moyens de s'exprimer, même face à une pression écrasante.
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