Lorsque les VIP se déplacent, Delhi attend. Personne ne tient compte du blocage de la circulation à Delhi, qui s'arrête souvent pendant de longues périodes lorsque des personnes de haut niveau se déplacent dans la ville. Les navetteurs, les ambulances, les bus scolaires et même les vols font face à des retards en raison de ces perturbations. Pourtant, il n'existe aucun enregistrement officiel de la fréquence à laquelle de tels incidents se produisent, de la manière dont ils sont réglementés ou de leur impact sur la vie quotidienne.
India Today a soumis deux demandes de droit à l'information (RTI) à la police de Delhi, demandant la transparence sur les protocoles de mouvement des VIP et les coûts associés. Cependant, les réponses ont laissé de nombreuses questions critiques sans réponse. Les autorités policières n'ont pas publié de liste définitive des VIP ou des VVIP, ni fourni d'instructions écrites sur la façon dont le trafic devrait être géré lors de tels événements.
Le manque de données soulève des inquiétudes quant à la responsabilité et à l'efficacité des pratiques actuelles. Sans savoir à quelle fréquence le trafic est arrêté pour les VIP, il est difficile d'évaluer l'ampleur de la perturbation ou son effet sur les citoyens ordinaires. L'absence d'une politique formelle complique davantage les efforts visant à assurer la cohérence et l'équité dans la gestion du trafic. Cette opacité suggère un système qui fonctionne avec un minimum de surveillance, laissant le public dans l'ignorance quant à l'étendue de son influence sur la mobilité urbaine. En plus des lacunes opérationnelles, les aspects financiers des activités liées aux VIP restent peu clairs.
La deuxième demande de RTI portait sur les dépenses liées à la sécurité des VIP et à l'achat de véhicules pour le sommet du G20 de 2023. Alors que certains chiffres financiers ont été divulgués, d'autres étaient manquants ou inexpliqués. Les dossiers d'avant 2020 auraient été détruits, rendant impossible de retracer les habitudes de dépenses historiques.
Selon un rapport de PTI du 5 décembre 2023, 400 d'entre eux ont été affectés à la salle de contrôle de la police, 150 à l'unité de sécurité et 300 distribués entre les districts de police.
Alors que le gouvernement continue d'allouer des ressources substantielles pour des événements de grande envergure, les mécanismes de suivi et de justification de ces dépenses restent opaques.Cette situation souligne la nécessité d'une plus grande responsabilité et de politiques plus claires pour relever les défis croissants de la mobilité urbaine dans une métropole en pleine expansion.
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