Le ministre fédéral allemand de la Santé, Carsten Linnemann, de la CDU, fait face à une pression croissante pour faire face à une crise croissante du système d'assurance soins de longue durée du pays. Le projet de loi Pflegeneuordnungsgesetz (PNOG), visant à prévenir de nouvelles augmentations des taux de cotisation tout en freinant l'augmentation des coûts de poche pour les résidents des maisons de soins infirmiers, est devenu central dans le débat sur la façon de maintenir la viabilité financière du secteur des soins sociaux. Malgré les retards initiaux dans l'introduction du projet de loi de réforme au cabinet, les responsables s'attendent à un vote en septembre.
Pendant ce temps, la part d'auto-paiement pour les résidents des maisons de soins infirmiers a augmenté de 63% depuis 2020, atteignant 3 364 euros par mois. 6 milliards d'euros d'ici 2027, près de dix pour cent des niveaux de dépenses actuels.
En ce qui concerne les dépenses, le gouvernement prévoit de réduire les cotisations de retraite des aidants à 70%, de compliquer l'attribution des niveaux de soins et de suspendre la règle de loyauté tarifaire pour le personnel des maisons de soins infirmiers.
Le projet de loi ne comprend pas l'ancienne demande du SPD de geler les co-paiements à un niveau spécifique, une idée jugée trop lourde pour les fonds d'assurance, mais la question a refait surface grâce aux efforts du premier ministre de l'État de la Sarre, Anke Rehlinger du SPD.
Cette approche vise à éviter une pression financière excessive sur les individus tout en assurant la durabilité du système. L'opposition à de telles propositions vient de l'Association des assureurs privés de santé (PKV), qui rejette plusieurs éléments de la réforme. Selon une étude soumise au Frankfurter Allgemeine Zeitung, le PKV s'oppose à la fois à un plafond des coûts de soins et à des ajustements réguliers des montants des prestations. Il fait valoir que l'augmentation de la base de cotisation, des incitations fiscales ou de l'égalisation financière entre l'assurance de soins publics et privés ne sont pas réalisables et pourraient dissuader les fournisseurs de services et augmenter les coûts économiques.
L'association prévient que la trajectoire actuelle de l'augmentation des cotisations sociales est insoutenable, en particulier pour les jeunes générations. Par exemple, une personne née en 2010, qui a maintenant 16 ans et qui entre sur le marché du travail, devrait payer près d'un tiers de plus en cotisations sociales au cours de sa vie par rapport à une personne née en 1960.
Les discussions se poursuivent, mais le défi consiste à trouver un équilibre entre l'aide financière immédiate pour les résidents et la nécessité d'assurer la stabilité de l'ensemble du modèle d'assurance-soins.
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