Le gouvernement autrichien a introduit une loi sur le climat parallèlement à des accords sur l'allégement de la sécheresse, fixant une cible de neutralité climatique d'ici 2040. La législation vise à établir un cadre juridiquement contraignant pour atteindre cet objectif, avec un plan d'action climatique distinct prévu d'ici la fin de 2027.
Pendant ce temps, les sociaux-démocrates (SPÖ) ont célébré l'engagement juridique en faveur de la neutralité climatique d'ici 2040, tandis que le Parti populaire (ÖVP) a mis l'accent sur une réduction juridiquement exécutoire des émissions de 90%. Cette divergence a suscité des critiques de la part du Parti de la liberté (FPÖ), qui a accusé les deux principaux partis de ne pas avoir réussi à parvenir à un consensus.
Spalt et Hammerl ont qualifié la situation de " serment de révélation ", suggérant que l'incapacité du gouvernement à unifier sa position reflète un manque de sérieux. Les Verts, cependant, se sont davantage concentrés sur les implications du retard du plan d'action climatique, avertissant que l'absence de délais clairs pourrait conduire à la complaisance du public. Totschnig et le ministre des Finances Markus Marterbauer ont défendu la décision du gouvernement de laisser du temps à d'autres discussions avant de finaliser le plan d'action climatique. Totschnig a déclaré que le processus impliquerait toutes les parties prenantes concernées, y compris les États fédéraux, pour déterminer des mesures et des objectifs spécifiques.
Marterbauer a réitéré que le gouvernement reste attaché à l'objectif de 2040, notant que le premier projet du plan d'action climatique sera approuvé d'ici la fin de 2027. Il a souligné que l'objectif de réduction des émissions de 90% fixé par l'Union européenne n'est pas encore juridiquement contraignant en Autriche, bien qu'il serve de principe directeur. NEOS, un autre parti politique, a salué la nouvelle loi sur le climat pour ses fondements scientifiques et l'inclusion d'un mécanisme de correction pour traiter les éventuels écarts par rapport aux objectifs. Michael Bernhard, porte-parole environnemental de NEOS, a décrit la loi comme une " étape importante " qui fournit une structure législative claire pour atteindre la neutralité climatique d'ici 2040.
Il a souligné l'importance de maintenir un respect strict des objectifs, même si le pays fait face à des défis économiques. Les dirigeants de l'industrie ont exprimé des inquiétudes quant à la faisabilité de l'objectif 2040, en particulier en ce qui concerne les désavantages concurrentiels potentiels. Cependant, Hattmannsdorfer, le ministre de l'Économie, a fait valoir que l'ancrage de l'objectif de réduction des émissions de 90% de l'UE d'ici 2040 dans le droit national offre aux entreprises une plus grande certitude. Il a souligné le rôle du système européen d'échange de quotas d'émission, qui couvre non seulement les secteurs de l'énergie, mais aussi certaines parties de l'industrie, renforçant ainsi la nécessité d'une planification à long terme.
L'expert en climat Karl Steininger de l'Université de Graz a noté que l'accent mis sur des secteurs tels que les transports, les bâtiments, la petite industrie et les déchets s'aligne sur les responsabilités nationales de l'UE. Il a suggéré que les inconvénients liés à la concurrence dans ce cadre sont minimes, car bon nombre de ces domaines ne relèvent pas de la compétence des États membres.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien