Vladimir Poutine se prépare à une mobilisation majeure à l'automne, selon de multiples sources, dont les médias d'État russes, des analystes indépendants et des observateurs occidentaux. La décision intervient au milieu d'inquiétudes croissantes sur la capacité de la Russie à soutenir son effort de guerre contre l'Ukraine, avec des rapports indiquant que le pays fait face à une pénurie critique de troupes. Selon les médias contrôlés par l'État russe, le nombre de soldats nécessaires à la guerre a considérablement augmenté, certaines estimations suggérant qu'au moins 400 000 soldats supplémentaires seraient nécessaires d'ici la fin de 2026 ou le début de 2027.
La mobilisation potentielle devrait avoir lieu à la suite des élections législatives de septembre, pour lesquelles Poutine fait une forte campagne. Les médias gérés par l'État ont déjà commencé à façonner la perception du public, en soulignant le besoin d'unité nationale et en dépeignant la guerre comme une lutte pour la survie.
Les médias russes indépendants, tels que Vjorstka, suggèrent que le Kremlin envisage diverses méthodes pour recruter de nouvelles recrues, y compris en offrant de grandes incitations financières et en introduisant potentiellement des mesures d'urgence si nécessaire. Cependant, la mobilisation n'est pas universellement bien accueillie en Russie. De nombreux citoyens, en particulier dans les zones économiquement défavorisées, sont préoccupés par l'impact du service obligatoire sur leurs moyens de subsistance.
En outre, les attaques en cours contre les infrastructures russes, en particulier les installations énergétiques et de carburant, ont provoqué des perturbations généralisées, exacerbant la frustration du public. Ces attaques ont entraîné des pannes de courant et des pénuries de carburant, compliquant davantage les efforts pour maintenir l'effort de guerre. La situation est aggravée par l'efficacité croissante des contre-attaques ukrainiennes. Les récentes frappes contre les raffineries de pétrole et les dépôts de stockage russes ont perturbé les chaînes d'approvisionnement, contribuant à l'inflation et à l'instabilité économique. En conséquence, la Russie a intensifié son ciblage des ports ukrainiens, dans le but de perturber les exportations de céréales et d'affaiblir l'économie ukrainienne.
Selon les données publiées par la Banque mondiale, l'Ukraine a généré plus de 12 milliards de dollars de recettes d'exportation provenant uniquement des ventes de céréales au cours des six premiers mois de 2026. Cela souligne l'importance stratégique de ces ports pour les deux nations.
Selon les rapports de l'Institut pour l'étude de la guerre, les forces russes sont susceptibles de cibler les systèmes d'approvisionnement en eau dans les grandes villes, dans le but de paralyser les centres urbains et de forcer les populations civiles à se déplacer. Cette stratégie s'aligne sur des efforts plus larges pour déstabiliser la cohésion interne de l'Ukraine. Les responsables russes ont toujours nié les rumeurs d'une mobilisation imminente, les rejetant comme des " provocations " orchestrées par l'Ukraine.
Cependant, des sources indépendantes suggèrent que le Kremlin explore des méthodes alternatives pour renforcer le nombre de troupes, notamment en tirant parti des populations carcérales et en encourageant l'enrôlement volontaire par le biais d'incitations financières. Malgré ces efforts, le rythme du recrutement reste insuffisant pour répondre aux exigences opérationnelles, ce qui soulève des questions sur la viabilité à long terme de la campagne militaire de la Russie.
Avec l'augmentation des tensions et l'incertitude entourant l'avenir du conflit, les prochains mois seront cruciaux pour façonner le cours de cette confrontation prolongée.
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