La FIFA a reculé après les menaces de boycott des principales confédérations de football, dont l'UEFA, qui a mis en garde contre un retrait complet de tous les tournois gérés par la FIFA si l'organisation poursuit son plan controversé de vente d'actions dans les grandes compétitions à des investisseurs privés.
Le conflit a commencé lorsque le président de la FIFA, Gianni Infantino, a proposé la création d'une nouvelle société, FIFA Forward Enterprise (FFE), qui gérerait les droits commerciaux des Coupes du monde et d'autres grands tournois. En vertu de cette proposition, les investisseurs privés pourraient acheter des participations minoritaires dans la société, qui, selon les estimations de la FIFA, valent jusqu'à 20 milliards de dollars. En échange, les associations membres recevraient des paiements ponctuels de 20 millions de dollars et un financement accru de 2027 à 2030.
L'UEFA, dirigée par le président Aleksander Čeferin, a publié une déclaration condamnant la proposition, la qualifiant de "pas dangereux" qui privilégierait les rendements financiers sur l'intégrité du football mondial. La fédération a souligné que les droits d'accueil de la Coupe du monde ne devraient pas être traités comme des opportunités d'investissement et a réitéré sa position selon laquelle de telles décisions doivent rester sous le contrôle des nations membres plutôt que des entités privées.
Le conflit s'est aggravé lorsque plusieurs personnalités de haut niveau au sein de la FIFA ont commencé à se distancer du plan. S. Il a fait valoir que la vente de participations permanentes dans l'actif le plus précieux de la FIFA, ses droits de la Coupe du Monde, était inutile et potentiellement dommageable pour la durabilité à long terme du sport.
Cependant, de nombreux critiques restent sceptiques, soulignant que la proposition initiale a été faite sans consultation préalable et que les détails clés sont restés non divulgués jusqu'à ce que les rapports des médias aient fait surface. Le manque de transparence a alimenté les accusations selon lesquelles la FIFA tente de contourner les structures de gouvernance traditionnelles et de consolider le pouvoir par des moyens financiers.
La Coupe du monde féminine des moins de 20 ans, qui se déroulera en Pologne en septembre, accueillera six équipes européennes, dont la Pologne, la France, l'Italie, l'Angleterre, le Portugal et l'Espagne. Ces équipes se préparent actuellement à participer, mais un boycott pourrait perturber le tournoi et poser des questions sur l'avenir de la compétition internationale sous la direction de la FIFA.
La controverse a déclenché des discussions plus larges sur le rôle du capital privé dans la gouvernance sportive et si de tels mouvements pourraient conduire à un changement dans la dynamique du pouvoir au sein du football mondial. Certains analystes suggèrent que si la proposition était approuvée, la FIFA pourrait dépasser l'UEFA en influence financière, modifiant l'équilibre des pouvoirs entre les deux organisations. D'autres avertissent que permettre aux investisseurs privés d'acquérir une participation dans les grands tournois pourrait éroder l'autonomie des associations nationales et des clubs, sapant finalement les fondements de base du sport.
Avec l'UEFA, la CONCACAF et l'AFC unies contre le plan, la FIFA fait face à une pression croissante pour reconsidérer son approche.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien