Au cœur de Gaza, au milieu des ruines laissées par deux ans de bombardements incessants et de pertes, les femmes portent un fardeau immense. Avec près de 690 000 femmes en âge de procréer qui ont du mal à accéder aux fournitures d'hygiène de base et aux équipements médicaux, elles assument la majorité des responsabilités de soins non rémunérés. Plus de 60 000 ménages sont dirigés par des femmes, tandis que le chômage féminin s'élève à 92%. Les femmes enceintes et les nouvelles mères font face à des conséquences désastreuses, incapables de recevoir des soins essentiels car le système de santé s'est effondré sous le poids de la destruction.
Taghreed, une médecin travaillant avec Juzoor et Oxfam, a fourni une assistance aux femmes enceintes et a abordé les questions de santé sexuelle et reproductive depuis le début des bombardements. Dans un témoignage vidéo, elle décrit ses efforts pour s'assurer qu'aucune femme ne soit laissée pour compte, voyageant à travers des tentes pour atteindre ceux qui ne peuvent pas bouger.
Ces individus ont payé et continuent de payer le prix le plus élevé, tant physiquement qu'émotionnellement, alors que la situation se détériore. Oxfam a lancé une campagne intitulée "Palestine, tous les droits réservés" visant à placer l'importance de l'autodétermination palestinienne au premier plan du discours public. La campagne souligne le besoin d'une attention et d'un soutien internationaux pour le peuple palestinien, en particulier dans le contexte de crises humanitaires en cours. Grâce à cet effort, Oxfam cherche à amplifier les voix longtemps réduites au silence et à appeler à une action urgente pour faire face à l'urgence humanitaire croissante.
Les conditions à Gaza se sont considérablement aggravées au fil du temps. L'infrastructure a été systématiquement détruite, laissant des communautés entières sans accès à l'eau potable, à l'électricité et aux services médicaux. Les hôpitaux fonctionnent avec des ressources limitées, souvent forcés de refuser les patients. Les femmes, déjà vulnérables en raison de leurs rôles sociétaux et de leurs difficultés économiques, se retrouvent dans des positions encore plus précaires. Leur capacité à demander des soins, à travailler ou même à maintenir une hygiène de base est sévèrement limitée. Beaucoup sont forcés de s'appuyer sur des solutions de fortune, en utilisant tous les matériaux qu'ils peuvent récupérer ou obtenir par la distribution de l'aide.
Les professionnels de la santé tels que Taghred décrivent les défis quotidiens de l'exploitation dans un tel environnement. Avec deux centres médicaux fonctionnant à Deir al Balah et Khan Younis, les équipes doivent voyager beaucoup pour atteindre les personnes dans le besoin. Cela inclut la visite de camps de réfugiés et d'établissements informels où l'accès est difficile. Malgré ces obstacles, les médecins restent attachés à leur mission, motivés par un sens du devoir et de la compassion. Ils soulignent que leur travail ne consiste pas seulement à traiter la maladie, mais à assurer la dignité et la survie face à l'adversité écrasante.
Les organisations internationales et les groupes locaux continuent de fournir un soutien essentiel, bien que l'ampleur de la crise dépasse de loin les ressources disponibles. Les agences d'aide rapportent que les chaînes d'approvisionnement sont fréquemment perturbées et que les problèmes de sécurité limitent la portée des opérations. Néanmoins, les efforts persistent pour fournir de la nourriture, des médicaments et un abri aux personnes les plus touchées. La résilience de la population de Gaza est évidente, mais la pression sur leur bien-être physique et mental augmente chaque jour qui passe.
Le rôle des acteurs internationaux dans la lutte contre la catastrophe humanitaire devient de plus en plus vital. Les appels au cessez-le-feu, à l'acheminement de l'aide et à la protection des infrastructures civiles sont de plus en plus forts, reflétant la pression croissante sur les dirigeants mondiaux pour qu'ils prennent des mesures décisives. Pour l'instant, le travail de médecins comme Taghred se poursuit, une visite à la fois, dans l'espoir que personne ne soit oublié.
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