L'Union européenne de football (UEFA) a annoncé le lancement d'une nouvelle initiative appelée Clear Line, visant à améliorer la cohérence et la rapidité des décisions prises à l'aide de la technologie d'arbitre assistant vidéo (VAR) pendant les matchs.
Au cœur du nouveau système se trouve une base de données complète contenant plus de 150 études de cas qui fournissent des conseils sur la façon dont les arbitres devraient interpréter les règles et décider d'intervenir avec le VAR. Ces exemples couvrent des situations allant des décisions de pénalité aux appels de carton rouge et aux incidents hors-jeu, à la fois au niveau de la ligue nationale et dans les compétitions de l'UEFA. Selon le chef de l'arbitrage de l'UEFA, l'Italien Roberto Rosetti, la plate-forme Clear Line servira de point de référence central pour les joueurs, les entraîneurs, les commentateurs et les fans, les aidant à comprendre la logique des décisions d'arbitrage.
L'initiative reflète la reconnaissance par l'UEFA que, bien que chaque situation de match soit unique et que des erreurs occasionnelles soient inévitables, il est nécessaire de mettre en place des lignes directrices normalisées pour assurer la cohérence dans la prise de décision. Rosetti a souligné que le système se concentrerait sur des erreurs clairement définies et évidentes plutôt que sur des scénarios ambigus, dans le but de préserver le flux du jeu et de maintenir la confiance du public dans le processus d'arbitrage.
Rosetti a déclaré que ces examens ne devraient pas dépasser 90 secondes, une réduction par rapport aux pratiques actuelles qui ont parfois conduit à des interruptions prolongées du jeu. Il a également noté que les décisions potentielles de carton rouge reposeraient de plus en plus sur des facteurs contextuels plutôt que sur le contact physique lui-même.
"Nous accueillons tous les arbitres qui osent prendre des décisions difficiles", a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de disposer de décideurs forts et confiants sur le terrain.Il a mis en garde contre le fait de donner une importance excessive aux rejets répétés d'un moment particulier, soulignant plutôt l'importance du contexte global du jeu.Les nouvelles lignes directrices ont été initialement élaborées par les chefs d'arbitrage d'Allemagne, d'Angleterre, de France, d'Italie et d'Espagne avant d'être approuvées par les 55 associations membres de l'UEFA.Cette approche collaborative souligne l'engagement de l'organisation à parvenir à un consensus sur la mise en œuvre de ces réformes.
L'UEFA a également souligné des disparités statistiques dans l'application du VAR dans différentes ligues, notant que la fréquence des interventions variait considérablement. 27 matchs en Premier League anglaise à un sur sept matchs en Ligue des champions. 47 en Ligue des champions. Pour remédier à ces incohérences, l'UEFA prévoit de réviser le protocole pour la révision des images sur le moniteur de la ligne de touche.
Ce changement vise à réduire l'influence des replays plus lents, qui peuvent parfois exagérer la gravité d'un défi lorsqu'ils sont vus en dehors du temps réel. En plus des changements procéduraux, l'UEFA a lancé un portail éducatif appelé Clear Line, conçu pour aider les clubs, les joueurs et les fans à mieux comprendre les critères utilisés pour prendre des décisions d'arbitrage.
Selon Rosetti, l'essence des changements que l'UEFA cherche à mettre en œuvre est claire: le VAR ne devrait pas être utilisé pour rechercher des raisons de renverser une décision d'arbitre, mais ne devrait être utilisé que lorsqu'il y a une erreur clairement évidente.
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