Les Nations Unies ont réaffirmé leur interdiction de longue date de fumer dans leurs locaux, marquant le 18e anniversaire d'une résolution historique qui a transformé l'organisation en un environnement sans fumée. La dernière directive, émise par la Division de la gestion des soins de santé et de la sécurité et de la santé au travail (DHMOSH) du Département de l'appui opérationnel (DOS) des Nations Unies, souligne la poursuite de l'application d'une politique établie en 2008.
Alors que des milliers de délégués se préparent à se rassembler au siège de l'ONU à New York pour les prochaines sessions de l'Assemblée générale à la mi-septembre, l'accent mis sur l'interdiction souligne les efforts en cours pour maintenir un espace de travail sain et inclusif.
Cependant, cela a radicalement changé à la suite d'un incident notable impliquant l'ambassadeur russe de l'époque, Sergueï Lavrov. Au cours d'une réunion du Conseil de sécurité au début des années 2000, Lavrov, qui a ensuite été ministre des Affaires étrangères de la Russie, a quitté la salle et a allumé une cigarette devant plusieurs journalistes.
Ce n'est que le 3 novembre 2008 que l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution 63/8, interdisant officiellement le tabagisme à l'intérieur et la vente de produits du tabac dans tous les sièges des Nations Unies. Cette décision a été prise après de nombreuses discussions et plaidoyers des organisations de santé, y compris l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
La circulaire soulignait que le tabagisme et le vapotage ne pouvaient avoir lieu que dans des zones extérieures désignées et clairement marquées. Malgré ces mesures, des rapports suggèrent que certaines personnes ont occasionnellement enfreint les règles.
L'OMS joue un rôle central dans le soutien de la position anti-tabac de l'ONU. L'organisation affirme qu'il n'y a pas de niveau sûr d'exposition à la fumée secondaire du tabac, qui peut avoir un impact négatif sur la santé cardiovasculaire et respiratoire. Même une brève exposition peut présenter des risques, en particulier pour les personnes souffrant de maladies préexistantes telles que l'asthme ou les maladies cardiaques.
La nicotine, un composant clé du tabac, est particulièrement dangereuse pour les enfants, les adolescents et les jeunes adultes, car leurs cerveaux en développement sont plus sensibles à la dépendance et aux dommages. À l'approche de l'Assemblée générale, l'ONU continue de renforcer son engagement à créer un environnement plus sain et plus sûr pour tous.
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