La Banque centrale argentine (BCRA) a fermement rejeté les critiques des économistes qui ont suggéré qu'accepter une légère augmentation de l'inflation pourrait aider à stimuler l'activité économique.
Le BCRA a également calculé que l'État lui-même a subi une perte financière d'environ 553 milliards de dollars, soit environ 85% du PIB, en raison des mécanismes utilisés pour financer les dépenses publiques.
Le débat s'est intensifié à la suite des commentaires de l'économiste Roberto Frenkel, un ancien professeur du président Javier Milei, qui a fait valoir que l'Argentine devait accepter une inflation plus élevée et un dollar plus fort pour améliorer la compétitivité.
Alors que certains, comme Emmanuel Álvarez Agis, ont mis en garde contre le fait de compter uniquement sur la dépréciation de la monnaie, d'autres, dont Miguel Ángel Broda, ont suggéré qu'un dollar plus fort pourrait atténuer la pression sur les secteurs productifs. Ricardo Arriazu, un autre économiste éminent aligné avec Milei, s'est fortement opposé à l'idée de dévaluation, la comparant à demander à quelqu'un de changer la longueur d'un mètre pour en mesurer plus.
Selon les données de l'Institut Argentine Grande (IAG), plus d'un million de personnes ont perdu l'accès à l'assurance maladie privée depuis que Milei a pris ses fonctions. Cela fait suite à la déréglementation du marché des soins de santé prépayés en vertu du décret 70/2023, qui a permis à la hausse des prix beaucoup plus rapide que l'inflation.
Les secteurs tels que le commerce, les travailleurs ruraux, les employés publics et la construction ont connu les plus fortes baisses d'inscription. Pendant ce temps, le fonds commun de placement pour les travailleurs indépendants, connu sous le nom de monotributistas, a connu une augmentation spectaculaire de 154% de l'adhésion, reflétant l'emploi informel croissant et la dépendance aux services publics.
Malgré une amélioration temporaire en juillet 2026, principalement due au report des déclarations d'impôts, la situation budgétaire globale reste précaire. 9%, laissant moins de place pour de nouvelles mesures d'austérité. Alors que le pays fait face à ces pressions économiques, le débat sur la politique monétaire se poursuit. Certains économistes affirment qu'un peso plus fort pourrait apporter la stabilité, tandis que d'autres avertissent qu'une prudence excessive pourrait étouffer la croissance. Le gouvernement, quant à lui, reste attaché à son programme de réformes, visant à restaurer l'indépendance de la BCRA et à freiner l'inflation.
Pour l'instant, l'accent reste mis sur le maintien de la discipline budgétaire et la reconstruction de la confiance dans le cadre économique du pays.
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