Deux personnes ont été blessées lors d'une manifestation à Delhi lorsque les forces de sécurité auraient tiré des pistolets à pellets sur des manifestants, ce qui a entraîné une contestation judiciaire devant la Cour suprême demandant l'interdiction de l'utilisation de telles armes contre les civils.
Les deux pétitionnaires, Prashant Kumar Singh et Sheikh Irshad Mansoor, ont été blessés par des balles métalliques tirées par la Force d'action rapide (RAF) à Connaught Place pendant la manifestation. Selon les pétitionnaires, l'attaque s'est produite malgré le fait que les manifestants avaient levé les mains en signe de reddition apparente, sans avertissement préalable ou l'utilisation de canons à eau pour disperser la foule.
Les pétitionnaires, dirigés par l'ancien directeur spécial du bureau de renseignement, Yashovardhan Azad, affirment que les pistolets à pellets ne sont pas adaptés à la dispersion de rassemblements pacifiques en raison de leurs trajectoires imprévisibles et de leur potentiel de causer de graves dommages.
Les experts médicaux ont mis en garde contre les conséquences à long terme des blessures par balle, soulignant que la gravité des dommages dépend de facteurs tels que le point d'impact, la distance de tir et le type de matériau utilisé. Certaines victimes ont souffert d'incapacités permanentes, y compris la cécité, la paralysie et le trouble de stress post-traumatique.
Au cours des audiences, la Cour suprême a reconnu le droit constitutionnel à la réunion pacifique et a exprimé sa préoccupation face à l'usage excessif de la force par le personnel de sécurité. Un banc dirigé par le juge en chef a fait remarquer que l'autodiscipline est essentielle au processus démocratique et que l'État doit veiller à ce que sa réponse aux manifestations respecte les normes constitutionnelles.
La controverse a déclenché un discours politique, avec des dirigeants de l'opposition comme Rahul Gandhi s'engageant directement avec les victimes pour mettre en évidence la question. Les professionnels médicaux et les avocats juridiques continuent de faire pression pour des réglementations plus strictes sur l'utilisation des pistolets à pellets, arguant que leur déploiement contre les civils présente des risques inacceptables.
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