Le président américain, Donald Trump, doit se rendre en Israël la semaine prochaine dans le but de concilier les différences entre Washington et Tel Aviv concernant le plan de paix en 15 points de l'Amérique à Gaza.
Le plan prévoit un cessez-le-feu en novembre 2025, marquant le premier tournant dans le conflit. Depuis lors, les attaques israéliennes ont diminué mais n'ont pas cessé. Les deux responsables espèrent que leurs pourparlers avec Netanyahou accéléreront les progrès accomplis jusqu'à présent.
Le ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir, un politicien de droite aligné sur le parti Jewish Power, a appelé à des assassinats ciblés à Gaza, suggérant que 30 à 40 personnes devraient être tuées chaque nuit.
Ces commentaires font suite à de nouveaux efforts diplomatiques impliquant Kushner, qui a rencontré le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi et des représentants du Hamas au Caire dimanche dernier pour discuter de l'avenir de Gaza. Kushner devrait rencontrer Netanyahu en Israël lundi, avec l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair et Mladenov également prévus pour assister à la réunion.
Trump a annoncé un accord sur le désarmement complet du Hamas et d'autres groupes armés à Gaza fin juillet, bien que Netanyahou ait publiquement rejeté le plan. Selon Trump, l'accord sera mis en œuvre par phases, les forces israéliennes se retirant de Gaza en fonction du désarmement du Hamas. Les Forces de stabilisation internationales (ISF), créées l'année dernière par une résolution des Nations Unies visant à démilitariser et à développer la bande de Gaza, collaboreront avec les nouvelles forces de sécurité palestiniennes pour sécuriser l'enclave.
Les déclarations controversées de Ben Gvir ont attiré l'attention internationale, avec des remarques similaires précédemment utilisées comme preuve d'intention génocidaire devant la Cour internationale de justice. Israël nie les accusations de génocide à Gaza, citant des chiffres des autorités sanitaires de Gaza indiquant que plus de 100 000 Palestiniens ont été tués au cours de près de deux ans d'opérations militaires israéliennes.
Israël s'est retiré de Gaza en 2005, démantelant 21 colonies juives dans le cadre d'un retrait unilatéral. Les récentes opérations militaires israéliennes ont considérablement réduit la fréquence des attaques, bien que le nombre de victimes depuis le début du cessez-le-feu en novembre dépasse les 1 250, selon les données du ministère de la Santé de Gaza.
Ces changements font suite à des informations selon lesquelles l'armée israélienne aurait atténué l'intensité des attaques contre Gaza, interprétée comme une concession à Trump après le rejet par Netanyahou d'une récente tentative d'initier un nouveau cessez-le-feu.
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