Le président américain Donald Trump a signé un ordre exécutif visant à réduire le nombre de vaccinations de routine chez les enfants, à reclasser certains vaccins et à éliminer progressivement les vaccins combinés tels que ceux qui protègent contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (MMR).
Le deuxième groupe comprend les vaccins principalement recommandés pour les enfants présentant des facteurs de risque plus élevés, y compris la protection contre le virus respiratoire syncytial (VRS), l'hépatite A et B et certaines infections à méningocoques. Le troisième groupe comprend les vaccins pour lesquels les parents prendraient des décisions aux côtés des fournisseurs de soins de santé, en tenant compte des circonstances individuelles. Ceux-ci comprennent certains vaccins contre le rotavirus, les infections à méningocoques, la grippe et le COVID-19.
Trump avait précédemment préconisé cette approche à plusieurs reprises avant de signer l'ordre. Lors de la cérémonie de signature, il a déclaré que l'objectif de ces changements était de réduire le nombre total de vaccinations et de les répartir sur plus de visites chez les fournisseurs de soins de santé. Cependant, les professionnels de la santé ont exprimé des critiques à cette approche, soulignant que le vaccin ROR combiné est utilisé depuis de nombreuses années et qu'il n'y a aucune preuve que le diviser en vaccins individuels serait plus sûr ou plus efficace. Selon des rapports de médias américains, il n'est actuellement pas possible d'obtenir facilement les trois vaccins individuels sous des formes approuvées et largement disponibles aux États-Unis.
Les experts de la santé soulignent que des taux élevés de vaccination sont cruciaux pour prévenir les épidémies de maladies telles que la rougeole. Les recherches indiquent qu'environ 95% de la couverture vaccinale est généralement nécessaire pour une immunité communautaire efficace contre la propagation de la rougeole, selon CNN. L'ordre exécutif fait suite aux déclarations du secrétaire à la Santé Robert F. Kennedy, qui a cité des allégations non scientifiques liant les vaccinations à l'autisme.
Cette décision marque un écart par rapport aux recommandations fédérales existantes, qui préconisaient auparavant l'administration de routine de plusieurs de ces vaccins pour tous les enfants. Les professionnels de la santé ont exprimé des inquiétudes quant à l'impact potentiel de ces changements sur la santé publique. Ils soutiennent que le changement pourrait entraîner une baisse des taux de vaccination globaux, augmentant le risque d'épidémies.
Les partisans de la politique de Trump soutiennent qu'elle permet un plus grand choix parental et réduit le fardeau des familles en répartissant les rendez-vous de vaccination. Les critiques, cependant, soulignent l'importance de suivre des directives médicales scientifiquement validées pour assurer la santé et la sécurité des enfants. Le débat entourant les nouvelles politiques de vaccination devrait se poursuivre alors que les responsables de la santé et les législateurs évaluent les implications de l'ordre exécutif.
Les responsables devraient fournir des conseils supplémentaires sur la manière dont les changements seront mis en œuvre, y compris les échéanciers et les procédures spécifiques pour l'administration du calendrier de vaccination révisé.
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