La faction dirigée par Kabiru Turaki du Parti démocratique des peuples (PDP) a rencontré jeudi à Lagos des responsables du haut-commissariat du Royaume-Uni, soulevant des inquiétudes quant à ce qu'elle décrit comme un espace de plus en plus restreint pour les activités de l'opposition au Nigeria.
La séance a couvert une série de sujets, y compris l'état actuel de la démocratie nigériane, le rôle de l'opposition et le paysage politique avant les cycles électoraux de 2026 et 2027. Selon une déclaration publiée par le Comité de travail national intérimaire du PDP, l'engagement faisait partie des efforts plus larges du parti pour consulter les parties prenantes internationales sur les développements affectant l'environnement politique du Nigéria.
Parmi les autres participants du côté du PDP figuraient des personnalités clés telles que le secrétaire national Wonyengikuro Daniel, le trésorier national Isa Abubakar, le secrétaire national d'organisation Theophilus Shan, le conseiller juridique national Shafi Barau, le secrétaire privé principal du président Ibrahim Abdullahi et le secrétaire national à la publicité Ini Ememobong.
Le parti a également évoqué la candidature potentielle de l'ancien président Goodluck Jonathan à l'élection présidentielle de 2027, bien que la position exacte de la délégation sur cette question n'ait pas été divulguée. M. Turaki a souligné l'importance de maintenir une présence d'opposition robuste pour la santé de la démocratie nigériane, affirmant que la survie des systèmes multipartis dépend de la vitalité des forces d'opposition. Il a accusé l'administration dirigée par le Congrès progressiste au pouvoir (APC) de s'engager dans ce qu'il a appelé une "disposition de capture d'État", affirmant que le gouvernement tentait systématiquement de consolider le contrôle de la sphère politique.
M. Turaki a fait valoir que ces actions ont intensifié les tensions politiques à l'échelle nationale, décrivant la situation comme ayant atteint un niveau de "fièvre" en raison des tactiques agressives perçues par l'APC. Le parti a allégué que de tels commentaires avaient encouragé l'utilisation abusive des institutions de l'État contre les groupes d'opposition, créant un environnement propice à la répression politique. En réponse, M. Aldred a reconnu les préoccupations du PDP et a exprimé son appréciation pour l'engagement. Il a assuré au parti que les questions soulevées seraient transmises par le biais des procédures de rapport diplomatiques standard de la Haute Commission.
M. Aldred a noté que le rôle du Haut-Commissariat est de surveiller et de rendre compte des développements politiques, en veillant à ce que les informations pertinentes parviennent aux plateformes internationales appropriées. La réunion souligne la tension croissante entre le parti au pouvoir et l'opposition, les deux parties luttant pour l'influence avant des élections cruciales. Alors que le climat politique continue d'évoluer, les interactions entre les factions politiques nationales et les représentants diplomatiques étrangers resteront probablement un point focal dans l'élaboration de la trajectoire démocratique du Nigéria.
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