Les étudiants retournent sur le campus alors que l'administration Trump continue de remodeler le milieu universitaire américain. Le financement fédéral de l'éducation est devenu un outil pour faire respecter les priorités politiques, l'administration menaçant d'engager des poursuites judiciaires contre les universités qui ne se conforment pas. Les critiques soutiennent que ces actions exposent le milieu universitaire à l'influence politique, sapant la liberté académique et l'autonomie institutionnelle.
La raison invoquée par le Bureau de la gestion et du budget (OMB) était que de telles mesures étaient nécessaires pour contrer ce qu'il a décrit comme un "agenda politique réveillé" dans les cercles universitaires. Ce changement a suscité l'inquiétude parmi les dirigeants universitaires et les groupes de défense des droits, qui craignent que l'accent mis sur l'alignement politique puisse étouffer l'innovation et la diversité dans la recherche. Le financement de la recherche a été particulièrement mis à rude épreuve. Les coupes budgétaires et les gels de l'année dernière ont perturbé les opérations académiques, suscitant des avertissements d'experts sur l'impact potentiel des réformes proposées par l'OMB.
Les règles proposées modifieraient considérablement le paysage de la gestion des subventions fédérales, déplaçant l'autorité décisionnelle des chercheurs indépendants vers des fonctionnaires politiquement alignés.
En réponse, le Pentagone a émis une ordonnance exigeant de 30 institutions de mener des audits de leurs partenariats étrangers d'ici le 31 août pour assurer la conformité avec les normes de sécurité nationale. Les politiques proposées par l'OMB limitent davantage la collaboration étrangère, créant des obstacles supplémentaires aux initiatives de recherche internationales. Alors que certains reconnaissent la nécessité d'une vigilance en matière de sécurité de la recherche, d'autres avertissent que des mesures trop restrictives pourraient entraver le leadership mondial des États-Unis en science et technologie.
La nouvelle règle limite les visas étudiants à quatre ans au lieu de leur permettre de rester dans le pays tant qu'ils maintiennent leur statut valide. Ce changement a déjà suscité des défis juridiques, les critiques affirmant qu'il sape la flexibilité nécessaire aux étudiants internationaux pour terminer leurs diplômes. La politique soulève des inquiétudes quant à ses implications plus larges pour les programmes d'échange académique et le recrutement de talents mondiaux.
Les allégations incluent des allégations selon lesquelles des institutions comme l'UCLA, Yale et UC San Diego ont mal considéré la race lors des décisions d'admission. De même, le ministère de l'Éducation a lancé des enquêtes dans cinq autres écoles de médecine pour prétendu biais racial dans leurs processus de sélection. Ces enquêtes reflètent un effort plus large pour examiner les critères d'admission et faire respecter l'uniformité dans la façon dont les institutions allouent les ressources et les opportunités. La réforme de l'accréditation est devenue un autre élément clé de la stratégie de l'administration.
Le processus d'examen est en cours et le ministère de l'Éducation a proposé un nouveau cadre visant à démanteler les monopoles d'accréditation existants et à accélérer l'approbation de nouveaux accréditeurs.
La question de l'interaction entre les mandats fédéraux et l'autonomie institutionnelle reste centrale, les parties prenantes des deux côtés préconisant des approches différentes de la gouvernance et de l'allocation des ressources.Les mois à venir révéleront probablement si ces changements conduisent à des changements structurels durables ou s'ils ne créent que de nouvelles couches de complexité administrative.
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