Les défenseurs de la paix aux Philippines intensifient les appels à la création d'une loi nationale pour traiter de la justice transitionnelle et de la réconciliation pour le peuple Bangsamoro, soulignant que ces efforts doivent être traités comme une initiative nationale plutôt que comme une préoccupation régionale.
La pression pour une loi nationale intervient au milieu des discussions en cours sur l'héritage des injustices historiques auxquelles le peuple bangsamoro est confronté.
Au cours d'un récent forum à Quezon City, il a exhorté les différentes parties prenantes à collaborer pour sensibiliser le public et obtenir le soutien législatif de la Chambre des représentants et du Sénat. Selon Iqbal, il est essentiel de parvenir à un consensus et d'obtenir des champions dans les deux chambres du Congrès pour la réussite du projet de loi. Iqbal a également souligné l'importance de populariser le concept de justice transitionnelle et de réconciliation (JTR).
Le besoin d'un effort unifié a été repris par Iona Jalijali, la représentante philippine du Centre pour le dialogue humanitaire, qui a appelé à l'engagement avec tous les législateurs, indépendamment de leurs affiliations politiques. Elle a décrit l'initiative comme un projet national nécessitant l'engagement du gouvernement national.
Un aspect essentiel de la justice transitionnelle consiste à préserver la mémoire historique et les récits du peuple Bangsamoro. Cela inclut la documentation des injustices qu'ils ont endurées et l'explication des raisons pour lesquelles des réparations sont nécessaires. La loi régionale en vertu de la BAA no 89 prévoit la création de la Commission de justice et de réconciliation transitionnelle de Bangsamoro, qui est chargée de mener des campagnes d'information, de créer des musées et des mémoriaux et d'enquêter sur les griefs et les violations des droits de l'homme.
Teresita Quintos Deles, ancienne conseillère pour la paix, a souligné la nécessité d'enseigner l'histoire de Bangsamoro dans tout le pays, et pas seulement dans la région. Elle a souligné qu'une loi nationale permettrait des initiatives éducatives plus larges, garantissant que les expériences et les luttes du peuple Bangsamoro soient reconnues et comprises au-delà de la BARMM. Alors que le débat se poursuit, les défenseurs restent optimistes que la sensibilisation accrue et la pression soutenue conduiront à l'adoption éventuelle d'une loi nationale sur la justice transitionnelle. Ils croient qu'une telle mesure est vitale pour favoriser une paix et une réconciliation durables dans la région.
L'accent reste mis sur la construction d'une compréhension collective du passé pour façonner un avenir plus inclusif pour tous les Philippins.
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