Le ministre du Territoire de la capitale fédérale, Nyesom Wike, a affirmé que le gouverneur de l'État d'Osun, Ademola Adeleke, appartient à sa faction politique, tout en soulignant que tous les citoyens appartiennent au président Bola Tinubu. La déclaration a été faite lors d'une visite d'inspection à Abuja, où Wike s'est adressé aux journalistes concernant les récentes interactions d'Adeleke avec lui et Tinubu.
La victoire d'Adeleke aux élections du 15 août 2026, où il a reçu 511 067 voix contre 444 815 pour le candidat de l'APC, Bola Oyebamiji, et 17 180 pour le candidat de l'ADC, Najeem Salaam, a intensifié les manœuvres politiques.
Wike a décrit les prochaines élections de 2027 comme l'une des plus complexes de l'histoire du Nigéria, prédisant des coalitions plus larges et une collaboration politique accrue. Ce sentiment a été renforcé par son affirmation que l'élection est loin d'être décidée, malgré les premiers signes de consolidation autour de Tinubu. Wike a également critiqué l'ancien candidat à la présidence Mom Deleodu, l'accusant de faire des allégations sans fondement sur l'alignement potentiel d'Adeleke avec l'ADC. Le parti a souligné l'inclusion d'individus comme Betta Edu et Ngozi Olejeme, qui font face à des allégations de corruption non résolues.
Selon le secrétaire national à la publicité de l'ADC, Bolaji Abdullahi, le conseil semble donner la priorité aux alliances politiques plutôt qu'à la transparence et à la responsabilité, ce qui soulève des inquiétudes quant à la gestion des enquêtes passées par l'administration. Edu, un ancien ministre, a été suspendu en 2024 pour des allégations d'abus de fonds, tandis qu'Olejeme fait face à des accusations liées à une mauvaise conduite financière pendant son mandat au Fonds d'affectation spéciale d'assurance sociale du Nigéria. Abdullahi a souligné que les nominations devraient inciter le gouvernement à clarifier le statut de ces cas, en se demandant s'ils ont été résolus ou simplement mis de côté.
Il a accusé l'administration de Tinubu d'avoir permis aux enquêtes sur les crimes financiers de s'estomper avant le retour des accusés à la vie publique, sapant la confiance du public dans les efforts de lutte contre la corruption de l'administration. Malgré ces critiques, l'ADC a maintenu que l'élection de 2027 refléterait en fin de compte la performance de l'administration de Tinubu plutôt que la composition de son équipe de campagne.
Alors que le paysage politique continue d'évoluer, les mois à venir devraient être témoins de nouveaux changements de pouvoir et de positionnement, avec des implications pour la gouvernance future de la nation.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien