Tidal a récemment publié une nouvelle directive qui régit le traitement de la musique générée par une intelligence artificielle (IA) complète sur sa plateforme. Selon le communiqué de Tidal, ces titres ne génèrent plus de revenus, ni par le biais de redevances, ni par la vente directe à des fans.
La décision de Tidal a été discutée dans le cadre de l'utilisation croissante de l'intelligence artificielle pour la création de musique. L'entreprise souligne qu'elle ne veut pas interdire la diffusion de l'intelligence artificielle, mais plutôt minimiser les risques et protéger l'intégrité de la plate-forme.
Tony Gervino, vice-président exécutif et rédacteur en chef de Tidal, a expliqué cette décision dans un communiqué séparé.Il a souligné que la prise en charge de l'industrie de la musique par TI n'était pas inévitable si l'on décidait maintenant d'agir plus fermement pour surveiller et contrôler la plateforme.Cette attitude se reflète davantage dans la nouvelle directive, qui accorde plus d'importance à la fois à la transparence et à la sécurité des utilisateurs.
L'étendue de l'utilisation de KI-Music a été révélée par les données de Deezer. Environ 75.000 pistes générées par KI atteignent quotidiennement le service français, soit environ 44 pour cent de toutes les nouvelles pistes téléchargées.
D'autres plateformes telles que Spotify et Bandcamp ont également pris des mesures. Spotify n'a pas publié de chiffre de téléchargement spécifique, mais a introduit un filtre anti-spam et a identifié l'authenticité des artistes. En septembre dernier, Spotify a annoncé avoir supprimé 75 millions de pistes de spam. Bandcamp a complètement supprimé KI-Music en janvier, tandis qu'Apple Music a introduit des balises de transparence en mars, afin de rendre le contenu généré par KI plus identifiable.
Ces différentes approches soulignent la complexité de la situation. Alors que certaines plates-formes interdisent complètement la musique KI, d'autres s'appuient sur un marquage transparent et un contrôle automatisé. Tidal se positionne désormais entre ces deux extrêmes en permettant la musique KI, mais en limitant son impact monétaire et en combattant les activités frauduleuses.
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