Le nouveau parlement syrien, connu sous le nom d'Assemblée populaire, s'est réuni à Damas le 12 juillet 2026, marquant la première fois depuis la chute du régime du président Bachar al-Assad à la fin de 2024 que le corps législatif du pays s'est réuni.
La formation de l'assemblée intervient au milieu de défis en cours, dont un attentat à la bombe qui a coûté la vie à dix personnes quelques jours auparavant. Malgré les inquiétudes en matière de sécurité, les législateurs ont poursuivi leurs fonctions, signalant une détermination à reconstruire les éléments fondamentaux de la gouvernance. Le retour du parlement représente plus qu'une étape procédurale, il symbolise une tentative de restaurer les processus démocratiques et la légitimité institutionnelle dans une nation profondément marquée par le conflit et le régime autoritaire. Sous le régime d'Assad, le système parlementaire a fonctionné principalement comme un outil de contrôle politique, adoptant des lois qui réprimaient les libertés individuelles tout en renforçant la domination de l'État.
Le nouveau parlement est confronté à la tâche ardue de réviser des centaines de lois obsolètes, de rédiger une nouvelle constitution et de répondre aux demandes urgentes de la société pour améliorer les conditions de vie et la justice. Les analystes affirment que le succès de cet effort déterminera si la révolution peut réaliser une transformation durable.
Les législateurs ont exprimé leur engagement à un travail préparatoire intensif, passant de longues heures à rédiger des lois dans les mois précédant l'ouverture de l'assemblée. Cependant, certains se sont éloignés des commentaires publics, citant de nouvelles restrictions sur l'engagement des médias.
Parmi les premières priorités de l'assemblée figurent les réformes visant à améliorer les droits des femmes, à renforcer la liberté des médias et à moderniser les réglementations commerciales. Ces changements sont cruciaux pour attirer les investissements étrangers, car plusieurs entreprises internationales attendent l'approbation d'une loi sur les investissements avant de s'engager dans de nouvelles entreprises en Syrie. Les sociologues soulignent la nécessité de changements culturels et de liens plus forts entre les citoyens et le corps législatif, notant que la confiance du public reste fragile. Malgré ces développements, le scepticisme persiste chez certains Syriens. Dans les rues de Damas, les conversations reflètent souvent des doutes sur la capacité de l'assemblée à apporter des changements significatifs.
De nombreuses personnes continuent de donner la priorité aux besoins immédiats tels que l'accès à l'eau potable et à l'électricité, ce qui met en évidence le fossé entre les ambitions législatives et les réalités quotidiennes.
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