ON
← Retour au fil
Le roi du monde souterrain de Sydney a été mis sur liste noire avant d'être présumé enlevé, a déclaré le tribunal.
Australia🏛️ PolitiqueCentreil y a 22 h

Le roi du monde souterrain de Sydney a été mis sur liste noire avant d'être présumé enlevé, a déclaré le tribunal.

En octobre 2026, un tribunal a entendu des preuves suggérant que des responsables de la police fédérale australienne (AFP) ont encouragé les autorités turques à expulser Masood Zakaria, un personnage recherché du monde souterrain de Sydney, des semaines avant qu'il ne soit prétendument kidnappé et renvoyé en Australie. Zakaria, un membre de haut rang de la famille du crime Alameddine de Sydney, fait face à de graves accusations, y compris le meurtre de deux hommes et un complot pour tuer un rival de gang. Son équipe juridique soutient que son retour en Australie était illégal et équivaut à un "enlèvement" orchestré par l'AFP, violant potentiellement ses droits. Ils affirment que l'AFP a dépensé plus d'un million de dollars pour faciliter son expulsion et contestent la validité des accusations de meurtre portées contre lui. Cette affaire a déclenché une bataille juridique devant la Cour suprême de la Nouvelle-Galles du Sud.

La figure du monde souterrain de Sydney, Masood Zakaria, a été effectivement mis sur liste noire par les officiers de la police fédérale australienne avant son prétendu enlèvement, a déclaré un tribunal cette semaine. Les procureurs et les avocats de la défense ont présenté des preuves suggérant que des agents de l'AFP ont encouragé les autorités turques à expulser le fugitif des semaines avant que la police locale ne l'arrête dans une villa en bord de mer. Cette révélation fait partie d'une contestation juridique sans précédent qui se déroule actuellement devant la Cour suprême de la Nouvelle-Galles du Sud. L'équipe juridique de Zakaria soutient que son retour en Australie en décembre 2023 était illégal et constitue un abus de procédure.

Ils cherchent à faire suspendre définitivement toutes les poursuites pénales contre lui, y compris les accusations graves de meurtre. Le cœur de l'argument repose sur les communications entre les forces de police fédérales et étatiques. Dans un courriel envoyé à la fin de 2022 et lu devant le tribunal mercredi, le sergent détective de l'AFP Scott Murphy s'est adressé aux enquêteurs de la police de Nouvelle-Galles du Sud, les qualifiant de "chasseurs de Zakaria". Murphy a déclaré que l'AFP collaborerait avec la police nationale turque pour s'assurer que Zakaria, décrit comme un membre présumé de haut rang de la famille du crime Alameddine de Sydney, soit mis sur la liste noire et expulsé du pays. Il a cité les activités de Zakaria comme posant un risque trop élevé pour qu'il reste en Turquie.

Sur la base du commandement de l'AFP à Ankara, Murphy a présenté cinq options spécifiques pour expulser Zakaria de Turquie, dont quatre impliquent explicitement l'expulsion. Au moment de cette correspondance, la police de la Nouvelle-Galles du Sud étudiait les possibilités d'extradition. Cependant, l'Australie n'a pas de traité d'extradition avec la Turquie. La police de l'État a précédemment allégué que Zakaria avait fui l'Australie par un bateau de pêche après avoir appris qu'un mandat d'arrêt avait été émis contre lui. Ce mandat découlait d'un complot présumé pour assassiner un gang rival. Un mois après l'e-mail de Murphy, en janvier 2023, les enquêteurs turcs sur le crime organisé ont arrêté Zakaria.

Il a été arrêté aux côtés d'autres Australiens et de ressortissants étrangers accusés d'avoir commis des crimes dans leurs pays respectifs. D'autres courriels soumis à la cour ont révélé une dynamique supplémentaire dans les négociations. Un officier de l'AFP a informé ses homologues de la police de Nouvelle-Galles du Sud que les autorités australiennes devaient apporter de la valeur à la table pour assurer l'expulsion de Zakaria en Australie. Le message avertissait que le fait de ne pas offrir de telles incitations risquait d'envoyer Zakaria dans un pays complètement différent. Cette manœuvre stratégique contraste fortement avec les procédures d'enquête standard, selon l'avocat de Zakaria, Murugan Thangaraj SC.

Lors de son discours d'ouverture lundi, Thangaraj a déclaré que l'AFP enquête généralement sur des paiements frauduleux, mais que dans ce cas, l'agence en aurait fait un pour son propre bénéfice. Si la demande de Zakaria est acceptée, une série d'infractions ne seront pas poursuivies. Il s'agit notamment des meurtres de Toufik Hamze, âgé de 64 ans, et de son fils Salim Hamze, âgé de 18 ans. Les procès pour ces infractions spécifiques ont été annulés l'année dernière après que les avocats de Zakaria aient porté des accusations d'enlèvement contre l'AFP.

La défense soutient que l'agence fédérale a dépensé plus d'un million de dollars pour rapatrier Zakaria. Ils affirment que l'AFP a affrété un avion Airbus A319 pour le transport. Zakaria, maintenant âgé de 31 ans, est actuellement détenu à la prison de Goulburn. Son voyage de retour en Australie impliquait une équipe de six anciens entrepreneurs militaires employés par Hart International, une société multinationale de sécurité et de gestion des risques. Ces entrepreneurs ont pris l'avion pour l'Australie avec Zakaria après qu'il ait été escorté dans l'avion par des policiers turcs lourdement armés. Des différends ont surgi concernant le traitement du prisonnier pendant le transit.

Lors d'un contre-interrogatoire, le directeur général de Hart International Australia a témoigné que le personnel de l'entreprise ne retenait pas les passagers. Cependant, le tribunal a par la suite vu des images montrant Zakaria portant des liens en plastique autour de ses poignets. L'inspecteur en chef de la police de la Nouvelle-Galles du Sud, Glyn Baker, a également témoigné mercredi. Interrogé sur les opérations, Baker a déclaré qu'il ne comprenait pas ce que l'AFP cherchait à réaliser. Le témoignage met en évidence un manque de clarté au sein des agences d'application de la loi concernant les méthodes utilisées pour récupérer le fugitif.

L'affaire a attiré l'attention en raison de l'ampleur de l'opération et des récits contradictoires sur la manière dont un suspect de crime national a été expulsé de force d'une juridiction étrangère sans passer par des voies diplomatiques officielles. La bataille judiciaire porte sur la question de savoir si les actions de l'AFP ont rendu invalide la procédure d'arrestation et d'inculpation qui a suivi. Les avocats de la défense soutiennent que l'État ne peut pas tirer profit de sa propre conduite illégale. Ils soutiennent que la détention initiale en Turquie, suivie de la fuite forcée vers l'Australie, a violé les droits fondamentaux. Le tribunal doit maintenant déterminer si les irrégularités de procédure sont suffisamment graves pour suspendre l'ensemble de l'affaire.

Toutes les parties attendent la décision du juge sur cette requête, qui pourrait créer un précédent pour les cas futurs impliquant des tactiques de restitution internationales par les forces de l'ordre nationales. Le résultat déterminera si Zakaria fait face à un procès pour les meurtres de 2021 ou est libéré en raison de la manière dont il a été capturé.

Comment ce reportage a été réalisé. Actualité objective a rédigé ce reportage à partir de 2 articles sources, avec une synthèse assistée par IA selon notre méthodologie. C'est notre propre texte, pas la copie d'un média. Lire notre méthodologie.

Rédacteur responsable: Matej BašaUne erreur ? Signalez-la

2 articles

The Age logoThe AgeIndépendantCentreFactualité 85Objectivité 90il y a 22 h
Le roi du monde souterrain de Sydney a été mis sur liste noire avant d'être présumé enlevé, a déclaré le tribunal.

En octobre 2026, un tribunal a entendu des preuves suggérant que des responsables de la police fédérale australienne (AFP) ont encouragé les autorités turques à expulser Masood Zakaria, un personnage recherché du monde souterrain de Sydney, des semaines avant qu'il ne soit prétendument kidnappé et renvoyé en Australie. Zakaria, un membre de haut rang de la famille du crime Alameddine de Sydney, fait face à de graves accusations, y compris le meurtre de deux hommes et un complot pour tuer un rival de gang. Son équipe juridique soutient que son retour en Australie était illégal et équivaut à un "enlèvement" orchestré par l'AFP, violant potentiellement ses droits. Ils affirment que l'AFP a dépensé plus d'un million de dollars pour faciliter son expulsion et contestent la validité des accusations de meurtre portées contre lui. Cette affaire a déclenché une bataille juridique devant la Cour suprême de la Nouvelle-Galles du Sud.

Lecture du biais (Centre): L'article présente les deux côtés du différend juridique sans favoriser ouvertement ni l'accusation ni la défense. Il comprend des citations directes de documents judiciaires et de courriels, permettant aux lecteurs de formuler leurs propres conclusions. Il n'y a pas de langage éditorial clair ou partial qui penche vers un côté.

Pourquoi factualité (85): The article accurately reflects the cross-source consensus regarding the specific details of the court hearing, such as the 'blacklist' email from AFP Sergeant Scott Murphy and the timeline of events. It correctly attributes the 'kidnapping' claim to the defense lawyers rather than stating it as abs

Pourquoi objectivité (90): The tone remains largely neutral and journalistic. While terms like 'underworld kingpin' and 'unprecedented legal saga' carry some weight, they are standard descriptors in Australian crime reporting. The piece carefully distinguishes between established facts (court hearings, emails) and allegations

The Sydney Morning Herald logoThe Sydney Morning HeraldIndépendantCentreFactualité 85Objectivité 90il y a 22 h
Le roi du monde souterrain de Sydney a été mis sur liste noire avant d'être présumé enlevé, a déclaré le tribunal.

Un tribunal australien a entendu des allégations selon lesquelles Masood Zakaria, un personnage de haut niveau du monde souterrain de Sydney, aurait été "enlevé" et illégalement expulsé de Turquie par des responsables de la police fédérale australienne (AFP) en 2023. Zakaria, qui fait face à de graves accusations de meurtre liées à une querelle de gangs, soutient que son retour en Australie a violé la procédure régulière et cherche à faire rejeter toutes les accusations. Son équipe juridique allègue que des agents de l'AFP ont travaillé avec les autorités turques pour mettre Zakaria sur liste noire et l'expulser de la Turquie, malgré l'absence d'un traité d'extradition entre les deux pays. L'affaire est devenue une bataille juridique pour savoir si son expulsion était légale, avec des implications pour la poursuite de multiples accusations graves contre lui.

Lecture du biais (Centre): L'article présente les deux côtés du différend, l'affirmation de Zakaria d'une déportation illégale et les actions de l'AFP, sans favoriser ouvertement l'un ou l'autre. Il comprend des citations directes de documents judiciaires et de courriels, permettant aux lecteurs de formuler leurs propres conclusions. Il n'y a pas de cadrage idéologique clair ou de phr partial

Pourquoi factualité (85): Identical to Article 0, this piece presents the same factual information regarding the NSW Supreme Court challenge and the AFP's role in coordinating with Turkish authorities. All claims are attributed appropriately to court testimony or police records. No discrepancies were found when compared agai

Pourquoi objectivité (90): Like its counterpart, this article maintains a professional and objective stance. It avoids taking sides in the legal dispute by clearly labeling the defense's arguments as allegations. The language is descriptive rather than emotive, ensuring the reader understands the procedural nature of the curr

Comment chaque camp l’a couvert

Le même événement, regroupé selon l’orientation politique des médias qui le couvrent.

Comment chaque camp l’a couvert

Soutenez une information indépendante et consciente des biais, et débloquez le pouls social, le vote communautaire et toutes les autres fonctions pour les soutiens.

Devenir soutien

Couverture dans le monde

Le même événement tel que rapporté dans d’autres pays.

Couverture dans le monde

Soutenez une information indépendante et consciente des biais, et débloquez le pouls social, le vote communautaire et toutes les autres fonctions pour les soutiens.

Devenir soutien

Vérification des affirmations

Les principales affirmations factuelles et combien de sources les confirment ou les contestent.

Vérification des affirmations

Soutenez une information indépendante et consciente des biais, et débloquez le pouls social, le vote communautaire et toutes les autres fonctions pour les soutiens.

Devenir soutien

Gardons l’information honnête.

ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.

Devenir soutien

Sujets liés