La Suisse a annoncé son intention d'introduire des réglementations plus strictes sur les primes des banquiers, dans le but d'améliorer la stabilité financière et de réduire les comportements à risque parmi les cadres supérieurs. L'initiative intervient dans le cadre des efforts en cours pour remédier aux vulnérabilités systémiques exposées lors de l'effondrement du Credit Suisse en 2023.
" En cas de violation des règles ou de mauvaise gestion, ces primes pourraient être retenues ou récupérées. Cette mesure vise à décourager la prise de risques excessifs et à promouvoir une prise de décision plus responsable au sein du secteur financier. La période de consultation, qui a débuté fin août et devrait se terminer en novembre, recueillera les commentaires des parties prenantes avant de finaliser le cadre réglementaire. La pression pour des contrôles plus stricts fait suite à un moment critique de l'histoire financière suisse. En mars 2023, le gouvernement, aux côtés de la banque centrale et du régulateur financier FINMA, est intervenu pour stabiliser Credit Suisse après avoir fait face à de graves problèmes de liquidité.
Un plan de sauvetage de dernière minute a vu la banque acquise par UBS, son plus grand concurrent. Bien que cette décision ait empêché une crise financière plus large, elle a également mis en évidence les faiblesses des mécanismes de surveillance du secteur bancaire. Depuis lors, le gouvernement s'efforce de renforcer la résilience des grandes institutions, en particulier UBS, qui a considérablement augmenté après l'acquisition.
Cependant, les dirigeants d'UBS ont exprimé des inquiétudes quant au fait que de telles mesures pourraient compromettre la compétitivité mondiale de l'entreprise. Leur opposition souligne la tension entre la prudence réglementaire et les intérêts commerciaux, un défi souvent rencontré dans les initiatives de réforme financière. Les réformes font partie d'une stratégie plus large visant à améliorer la gouvernance d'entreprise et la préparation aux crises au sein du secteur bancaire suisse.
Pour y parvenir, les mesures comprennent l'octroi à la FINMA, l'autorité de surveillance des marchés financiers de la Suisse, de pouvoirs accrus pour surveiller la conformité et faire respecter la responsabilité. Le processus de consultation représente une étape cruciale dans l'élaboration de l'avenir de la réglementation financière en Suisse. En s'engageant avec les leaders de l'industrie, les décideurs et les autres parties prenantes, le gouvernement espère développer une approche équilibrée qui aborde à la fois la sécurité et la durabilité. À l'approche de la date limite pour les commentaires, le résultat de ces discussions influencera probablement la trajectoire des pratiques bancaires dans le pays pour les années à venir.
L'accent reste mis sur la responsabilisation des institutions financières, avec des structures de rémunération qui favorisent la stabilité à long terme plutôt que les bénéfices à court terme.
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