Le 1er août 2026, le juge de la Cour suprême, le juge Ujjal Bhuyan, a soulevé des préoccupations concernant le manque de transparence dans le processus de nomination des juges, soulignant que les citoyens ont le droit de savoir comment les juges sont sélectionnés.
Dans ses remarques, le juge Bhuyan a cité une affaire impliquant un ancien juge de la Haute Cour d'Allahabad qui aurait fait référence à une communauté minoritaire comme antsants lors d'un discours. Cet incident a servi d'illustration des dangers potentiels posés par le fait que le Collège n'a pas divulgué le raisonnement derrière ses sélections. Il a souligné que l'absence de transparence non seulement empêche le public d'être informé des qualifications des juges nommés, mais permet également aux candidats potentiellement problématiques d'obtenir des postes au sein du système judiciaire.
Le Collège, chargé de recommander les nominations judiciaires, a longtemps fonctionné dans le cadre du Mémorandum de procédure (MoP), un cadre établi par des décisions historiques de la Cour suprême connues sous le nom de Cas des trois juges.
En dépit de ces appels, le processus de réforme reste non résolu, les procédures actuelles étant encore enveloppées de secret. Le juge Bhuyan a également abordé la question des procédures judiciaires en direct, en soulignant une ordonnance du 24 juillet émise par un tribunal dirigé par le juge en chef de l'Inde Surya Kant. L'ordonnance a précisé que, bien que le streaming en direct favorise la transparence, il doit être géré avec soin pour empêcher l'utilisation abusive des échanges enregistrés.
L'ordonnance n'interdit pas la diffusion en direct, mais cherche plutôt à faire la distinction entre une véritable transparence et l'exploitation de ce processus à des fins commerciales ou trompeuses. Le juge a souligné que la diffusion en direct est devenue l'une des avancées les plus importantes en matière de transparence judiciaire au cours de la dernière décennie. Il a réitéré que les tribunaux ouverts sont essentiels pour maintenir la confiance du public dans le système judiciaire. En permettant au public d'observer les procédures judiciaires, le système judiciaire peut garantir que les jugements sont rendus de manière juste et impartiale.
Le juge Bhuyan a noté que les tribunaux ouverts permettent au public de formuler des opinions motivées sur le fonctionnement de la magistrature, renforçant ainsi le principe de la justice ouverte.
Alors que le pouvoir judiciaire continue de naviguer dans les complexités de la gouvernance moderne, le défi consiste à veiller à ce que la transparence ne compromette pas l'équité et l'indépendance du système judiciaire.
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