Le gouvernement de coalition espagnol a fait face à sa dernière rupture politique cette semaine après que le Parti socialiste au pouvoir (PSOE) ait prolongé unilatéralement la durée de vie opérationnelle de la centrale nucléaire d'Almaraz jusqu'en 2030.La décision, publiée dans le journal officiel de l'État (BOE) le 14 août 2026, a déclenché de vives critiques de la part de Sumar, le plus petit partenaire de l'alliance gouvernementale.Sumar a accusé le PSOE d'avoir rompu un engagement clé pris lors de la formation du gouvernement de coalition en octobre 2023, qui comprenait un engagement à éliminer progressivement l'énergie nucléaire en Espagne au cours des prochaines années.
Selon Sumar, la décision reflète une capitulation aux intérêts des entreprises plutôt qu'à une nécessité technique ou environnementale. Le parti a fait valoir que le PSOE s'était auparavant engagé à fermer les centrales nucléaires de manière planifiée, sûre et socialement équitable, les derniers réacteurs devant être fermés d'ici 2035.
Dans un communiqué publié peu après l'annonce, le parti a exprimé son " désaccord absolu " avec l'extension, la qualifiant de " rupture profonde " du consensus gouvernemental. Le parti a souligné que la décision retarderait la transition du pays vers les énergies renouvelables, imposerait des coûts et des risques inacceptables à la société et augmenterait les prix de l'électricité.
Sumar a également averti que le fardeau financier de l'entretien de la centrale tomberait sur les fonds publics, détournant les ressources des investissements dans les infrastructures d'énergie renouvelable. La controverse survient à un moment où le PSOE fait face à la pression de facteurs nationaux et internationaux.
Le parti a également critiqué le PSOE pour ne pas avoir respecté les engagements pris lors des négociations de coalition, y compris une promesse de fermer les centrales nucléaires conformément au calendrier convenu. Le PSOE a défendu l'extension, affirmant qu'elle répondait à trois critères clés: sécurité, fiabilité de l'approvisionnement et aucun coût supplémentaire pour les citoyens.
Cependant, l'extension d'Almaraz pourrait affecter indirectement le calendrier des fermetures d'autres réacteurs, retardant potentiellement la transition globale de l'énergie nucléaire. Les analystes politiques suggèrent que le différend sur Almaraz met en évidence des différences idéologiques plus profondes au sein de la coalition.
Les partisans de l'extension, y compris les gouvernements régionaux et les plateformes locales, ont salué la décision comme nécessaire à la stabilité économique et à la préservation de l'emploi en Extrémadure, où se trouve Almaraz.
Il reste à déterminer si ce différend conduira à de nouvelles fractures au sein du gouvernement ou à des efforts renouvelés pour concilier des priorités différentes.
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