La nouvelle loi, numérotée 4699-IX, a été introduite à la suite des mises à jour de la traduction officielle de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires.
La loi précise qu'en Ukraine, les dispositions de la Charte européenne s'appliqueront à une liste de langues comprenant le biélorusse, le bulgare, le gagaouz, le tatar de Crimée, le grec, l'allemand, le polonais, le roumain, le slovaque, le hongrois, le tchèque et l'hébreu.
Ruslan Stefanchuk, le président de la Verkhovna Rada (Parlement de l'Ukraine), a souligné que cette décision était cruciale pour protéger l'espace linguistique ukrainien et remplir les obligations européennes. Il a déclaré que la suppression du russe de la liste des langues protégées est à la fois juste et légale, notant que la langue de l'État agresseur ne devrait pas bénéficier des outils créés pour soutenir les langues des peuples autochtones et des communautés nationales. Stefanchuk a également souligné que si l'Ukraine respecte la diversité linguistique et culturelle, elle doit éliminer les opportunités de poursuite de l'influence impériale de la Russie.
La loi vise à clarifier la traduction de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires et exclut le russe ainsi que la langue moldave inexistante de la loi ratifiée.
Ce changement reflète les efforts plus larges du gouvernement ukrainien pour affirmer le contrôle de son paysage linguistique au milieu des tensions en cours avec la Russie. En retirant le russe de la liste des langues protégées, l'Ukraine cherche à renforcer son identité nationale et à réduire l'influence d'une langue historiquement associée à l'impérialisme russe. La décision s'aligne sur l'engagement du pays à préserver son patrimoine linguistique et à garantir que les langues minoritaires reçoivent une reconnaissance appropriée sans accorder de privilèges indus aux langues perçues comme des menaces pour l'unité nationale.
Alors que les implications de cette loi se dévoilent, il reste à voir comment elle affectera l'utilisation et l'enseignement du russe en Ukraine. Alors que certains peuvent considérer cela comme une étape vers une plus grande souveraineté linguistique, d'autres pourraient le voir comme un défi potentiel pour les droits des citoyens russophones. La position du gouvernement semble claire, soulignant l'importance de protéger la langue et la culture ukrainiennes contre les influences extérieures.
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