Le Premier ministre cubain Manuel Marrero a présenté hier aux députés un vaste paquet de réformes, comprenant la privatisation d'une grande partie de l'économie cubaine. Les mesures, soutenues par le Parti communiste cubain et l'ancien dirigeant Raúl Castro, sont considérées comme le plus grand changement dans le modèle socialiste du pays depuis la révolution de Fidel Castro en 1959. Le Premier ministre a présenté une liste détaillée de 175 mesures qui transformeront les entreprises publiques en sociétés commerciales privées, permettront aux banques privées de travailler dans le secteur financier et ouvriront les portes à la construction privée. En outre, les mesures réduiront les obstacles bureaucratiques pour les entreprises privées et les entrepreneurs.
Ces réformes sont destinées à aider Cuba à faire face aux lourdes sanctions américaines qui ont gravement frappé l'économie du pays.
Bien que le Parti communiste cubain ait traditionnellement défendu l'idée d'une économie de marché par opposition au socialisme, ces mesures ont été considérées comme une étape nécessaire pour la survie du pays sous la pression des États-Unis, mais il a soutenu les réformes dans une lettre adressée au Politburo.
Les sanctions imposées par l'administration de Donald Trump, en particulier les perturbations des livraisons de pétrole et de carburant, ont entraîné la suspension de l'économie et la perte d'importations. Cela a entraîné des difficultés dans la fourniture d'énergie, de fortes fluctuations des prix et des pénuries de produits de base tels que l'eau, les médicaments et le carburant. La population du pays souffre de coupures de courant, d'inflation croissante et d'autres problèmes qui ont rendu la situation économique à Cuba pire que jamais dans l'histoire du pays après la révolution.
Bien que le Parti communiste cubain ait traditionnellement suivi les principes de Marx, qui excluent l'économie de marché de la construction socialiste, les dirigeants de l'État ont insisté sur le fait que les changements actuels étaient une étape nécessaire pour améliorer le socialisme.
Il y a aussi une pression de la part des États-Unis, qui a conduit à de nouvelles réformes. Il y a aussi une possibilité que les réformes soient adoptées par l'Assemblée nationale, comme c'est traditionnellement le cas dans le système à parti unique de Cuba. Bien que les mesures soient en place depuis longtemps, la pression des sanctions américaines les a mises de côté. Les réformes sont perçues comme une étape nécessaire pour la survie du pays, mais elles sont également préparées à des élections politiques et économiques complexes. Bien que Cuba soit en grave crise économique, les réformes sont exprimées comme une étape nécessaire pour le développement, bien que cela puisse conduire à un changement dans l'économie socialiste.
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