Le chancelier autrichien Christian Stocker est arrivé aujourd'hui à Ankara pour une visite officielle visant à renforcer les relations bilatérales avec la Turquie. Lors de sa rencontre avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, les deux dirigeants ont souligné l'importance de maintenir des liens étroits, malgré les différences en cours sur des questions telles que les droits de l'homme et la gouvernance démocratique. Stocker a décrit le dialogue comme "ouvert, confiant et constructif", tandis qu'Erdogan a noté la coopération économique croissante entre leurs pays.
Il a souligné le succès des entreprises autrichiennes opérant en Turquie, avec environ 250 entreprises actives dans le pays, et a mentionné que les chiffres du tourisme avaient considérablement augmenté, avec environ un demi-million d'Autrichiens visitant la Turquie l'année dernière. Erdogan a fait écho à ces sentiments, soulignant le potentiel d'une collaboration plus approfondie dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, les matières premières critiques, les hautes technologies, les transports et les industries de la défense.
Malgré l'accent mis sur la coopération, certains aspects de la visite ont soulevé des questions. La conférence de presse conjointe s'est terminée brusquement après que Erdogan l'a terminée avant que les représentants des médias des deux pays puissent poser leurs questions pré-arrangées. Les raisons de cette décision sont restées floues, bien qu'il ait été noté que l'Autriche n'a pas fourni le libellé exact des questions comme demandé par la Turquie.
Il a toutefois reconnu qu'il existait des points de vue divergents sur ces questions, ce qui indique la complexité du dialogue. Si Stocker a appelé à une communication ouverte et à une coopération pragmatique, il a précisé que l'Autriche ne transigerait pas sur les valeurs fondamentales. Cette approche reflète les préoccupations européennes plus larges concernant la direction politique de la Turquie sous la direction d'Erdogan, qui est devenue de plus en plus autoritaire ces dernières années.
En outre, il a souligné que la Turquie avait un rôle important à jouer dans le processus de paix et de démocratisation de la région, et qu'elle était désireuse de renforcer ses liens avec la Turquie, même si ses politiques intérieures restent controversées.
La réunion a également abordé les alliances et accords régionaux, tels que le récent pacte de défense signé à La Mecque impliquant la Turquie, l'Arabie saoudite et le Pakistan.
L'accent mis sur la coopération pragmatique suggère une volonté de s'attaquer à des problèmes complexes sans qu'ils ne puissent entraver une coopération plus large.
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