Le Premier ministre italien Giorgia Meloni et le Premier ministre danois Mette Frederiksen ont publié un avertissement conjoint contre la "migration incontrôlée", soulignant leurs préoccupations partagées concernant l'impact de l'immigration irrégulière sur les sociétés européennes. Les deux dirigeants, représentant des idéologies politiques différentes, Meloni en tant que chef du parti de droite italien Fratelli d'Italia et Frederiksen en tant que chef des sociaux-démocrates du Danemark, ont publié une déclaration sur les plateformes de médias sociaux, appelant à des contrôles aux frontières plus stricts et à la création de centres d'expulsion en dehors de l'Union européenne.
La déclaration souligne l'augmentation des taux de criminalité liés à l'immigration illégale, la pression croissante sur les services publics et la méfiance croissante parmi les citoyens. Les deux dirigeants ont condamné les crimes violents commis par les migrants sans papiers, y compris le trafic de drogue et les infractions sexuelles. Ils ont réitéré leur soutien aux installations de retour situées au-delà des frontières de l'UE pour rapatrier les demandeurs d'asile rejetés dans leur pays d'origine.
Fin juillet et début août, des dizaines de milliers de migrants ont tenté de passer à Ceuta en provenance du Maroc, dont beaucoup sont arrivés en nageant. La plupart des migrants adultes ont été rapidement renvoyés au Maroc, ce qui a incité l'Italie et l'Espagne à imposer de nouveaux contrôles aux frontières à leurs citoyens respectifs. Ceuta, qui appartient à l'Espagne et fait partie de l'espace Schengen, fonctionne selon des réglementations spéciales. Les voyageurs de Ceuta vers l'Espagne continentale ou d'autres parties de l'espace Schengen font face à des inspections frontalières supplémentaires.
Manfred Weber, président du Parti populaire européen, s'est fait l'écho des appels à une action rapide pour la mise en place de centres de retour en Afrique. Dans un éditorial publié dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung, Weber a souligné la nécessité d'une mise en œuvre rapide de ces installations, soulignant que la coopération avec les États voisins s'était avérée efficace pendant la crise de Ceuta. Il a exhorté la Commission européenne à fournir des directives claires et a mis en garde contre les retards causés par les États membres les plus lents. Le nombre de passages de frontières irréguliers dans l'UE a considérablement diminué ces dernières années, en partie en raison de la mise en œuvre du pacte de l'UE sur la migration et l'asile en juin.
En Allemagne, le Parti social-démocrate (SPD) a fait preuve de prudence en ce qui concerne les questions de migration, malgré les pressions internes pour adopter des politiques plus strictes. Le Frankfurter Allgemeine Zeitung a suggéré que le SPD envisage de s'aligner sur la position de Frederiksen, notant que les citoyens ordinaires portent le fardeau de l'immigration incontrôlée à travers des services publics surpeuplés et des infrastructures tendues.
Ce sentiment reflète des préoccupations plus larges au sein de la société allemande concernant les coûts économiques et sociaux associés à la migration non réglementée. Le SPD a appelé à un congrès spécial du parti à l'automne pour aborder sa position sur la politique migratoire. Les discussions internes suggèrent un changement potentiel vers des approches plus assertives, reflétant les positions prises par Meloni et Frederiksen. De tels développements pourraient signaler un réalignement plus large au sein de la politique européenne concernant la façon de gérer les défis migratoires à l'avenir.
Leur appel à la collaboration internationale et à la mise en place de mécanismes de retour en dehors de l'UE constitue une approche stratégique visant à relever les défis immédiats et à long terme liés à la migration.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien