Une controverse majeure a émergé autour de la Coupe du Monde de la FIFA 2026, qui sera organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique.
Selon les rapports, l'introduction de ces pauses pour boire entraînera l'ajout d'environ dix heures de temps supplémentaire à la durée totale des 104 matchs du tournoi. Chaque pause comprend une brève période pendant laquelle les réseaux de télévision peuvent insérer des publicités, créant ainsi d'importantes opportunités de revenus pour les diffuseurs.
Virgil van Dijk, un défenseur de premier plan de Liverpool et de l'équipe nationale néerlandaise, a exprimé ses inquiétudes après le match des Pays-Bas contre le Japon. Il a exprimé son mécontentement face à la publicité fréquente pendant ces pauses, affirmant qu'il pense que de telles interruptions affectent négativement l'expérience des téléspectateurs neutres. Tout en reconnaissant la nécessité de pauses pour boire les jours chauds, van Dijk a souligné que leur mise en œuvre devrait être évaluée au cas par cas, d'autant plus que de nombreux matchs auront lieu dans des stades climatisés.
Selon l'analyste financier Joe Pompliano, la valeur générée par ces espaces publicitaires pourrait atteindre 2,5 milliards de couronnes norvégiennes. Ses calculs sont basés sur l'hypothèse que chaque spot publicitaire de 30 secondes coûte environ 3 millions de couronnes norvégiennes.
Ces chiffres mettent en évidence la manière dont l'inclusion des pauses boissons augmente considérablement les revenus des réseaux de télévision. En particulier, les radiodiffuseurs américains sont susceptibles de bénéficier considérablement, compte tenu du coût élevé des créneaux publicitaires sur des plateformes comme Fox Sports. Cependant, l'impact s'étend au-delà de l'Amérique du Nord, car les radiodiffuseurs internationaux voient également des opportunités accrues de revenus publicitaires.
En Norvège, où les droits de diffusion de la Coupe du monde sont détenus par NRK et TV 2, l'approche de ces pauses diffère. NRK ne diffuse pas de publicités et utilise les pauses pour d'autres contenus, tandis que TV 2 a choisi d'allouer 60 secondes de chaque pause de 130 secondes pour la publicité. Malgré ce choix, le chef de la presse de TV 2, Jan-Petter Dahl, a précisé que l'inclusion d'annonces pendant ces pauses ne signifie pas plus de publicité globale pendant le tournoi.
Les critiques des pauses boissons incluent d'anciens footballeurs et commentateurs qui soutiennent que la pratique reflète une américanisation inutile du sport.
À l'approche de la Coupe du monde 2026, le débat sur ces pauses-boissons devrait se poursuivre. Les fans, les joueurs et les officiels seront attentifs pour voir si la mise en œuvre de ces pauses s'aligne sur l'esprit du beau jeu ou donne davantage la priorité au gain commercial sur la qualité du spectacle. Le résultat de cette discussion pourrait influencer les décisions futures concernant le format et la présentation des grands événements sportifs dans le monde.
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