La membre du Conseil fédéral suisse et ministre de la Santé Elisabeth Baume-Schneider a appelé à des mesures plus fortes pour prévenir les violences sexuelles impliquant des substances chimiques, telles que les stupéfiants.
Il a été arrêté il y a près de trois ans et sa détention provisoire a été prolongée à plusieurs reprises. Selon les autorités, d'autres actes et preuves continuent d'apparaître au cours de l'enquête. Le ministère public demande une peine de prison à vie pour l'accusé. Un autre homme est accusé d'avoir utilisé du GBL ou des substances similaires pour droguer sa petite amie de longue date, qui était mineure à l'époque. Les procureurs ont identifié au moins trois autres victimes dans cette affaire. Les deux suspects sont présumés innocents jusqu'à ce que leur culpabilité soit prouvée en vertu de la loi suisse.
Cependant, Baume-Schneider a reconnu qu'il y avait des améliorations à apporter à la lutte contre ces crimes. Les propositions législatives visent à combler les lacunes existantes, en particulier en ce qui concerne la disponibilité de certains médicaments qui pourraient être mal utilisés. Baume-Schneider a souligné que la question ne relève pas des victimes mais des auteurs. "Nous avons besoin de plus de prévention par l'éducation, et nous avons besoin d'agences d'application de la loi qui poursuivent systématiquement ces crimes", a-t-elle déclaré.
Selon Mme Baume-Schneider, le ministère fédéral de l'Intérieur et le ministère fédéral de la Justice et de la Police prévoient de consolider leurs efforts antérieurs dans une stratégie unifiée, qui devrait être lancée l'année prochaine.
Cette divergence souligne les défis auxquels sont confrontés les forces de l'ordre et les systèmes juridiques pour identifier et poursuivre efficacement ces crimes. Des campagnes de sensibilisation du public ont été lancées pour informer les individus sur les risques associés aux drogues de viol et sur la manière de reconnaître les signes potentiels d'abus. Ces initiatives comprennent des informations sur les effets physiques et psychologiques de ces substances, ainsi que des conseils sur le signalement des cas suspects aux autorités. Les experts juridiques soutiennent que des réglementations plus strictes sur la vente et la distribution de certains produits chimiques pourraient aider à réduire l'incidence de ces crimes.
Ils soulignent également l'importance des services de soutien aux victimes, y compris l'assistance médicale et psychologique, afin de garantir que les survivants reçoivent des soins et une protection adéquats. Les autorités restent prudentes quant à l'élaboration de changements radicaux de politique sans une analyse approfondie.
La situation met en évidence la lutte en cours pour trouver un équilibre entre les libertés individuelles et la nécessité de protéger les populations vulnérables de l'exploitation.
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