Séisme en Colombie : "Nous sommes à la rue, nous n’avons nulle part où aller"
Un tremblement de terre de magnitude 7,4 a frappé la Colombie le 10 août, dévastant la région de Chocó, affectant particulièrement la ville de Quibdó. Filadelfia, une résidente de Quibdó, décrit la destruction de sa maison et la perte de ses biens, l'obligeant, elle et d'autres voisins, à dormir à l'extérieur en raison de préoccupations de sécurité. Elle exprime un profond désespoir sur le manque de contrôle de leur sort, l'attribuant à la volonté divine. La catastrophe a entraîné au moins 224 morts, des centaines de blessés et 3 000 personnes disparues. Les problèmes de communication persistent dans la région, avec un accès Internet limité entravant les efforts de coordination de l'aide. Les autorités locales, y compris le nouveau président Abelardo de la Espriella, ont déclaré l'état d'urgence, mais les organisations humanitaires signalent des difficultés en cours pour accéder à l'information et à l'assistance. Filadelfia souligne le besoin urgent d'un soutien extérieur, soulignant la résilience de la communauté au milieu de la crise.
Un puissant séisme a frappé samedi l'île de Flores en Indonésie, tuant au moins 51 personnes et déplaçant près de 5 000 habitants, selon des responsables. Le séisme de magnitude 7, qui s'est produit près de la côte nord de l'île, a été suivi de plus de 300 répliques, laissant les communautés dans le désarroi. De nombreux survivants restent dans des camps de fortune, en attente d'une aide humanitaire, tandis que les dégâts aux infrastructures continuent de perturber la vie quotidienne.
Un résident de 55 ans, Umri, a décrit comment elle et d'autres villageois ont passé 24 heures dans les collines, trop effrayés pour rentrer chez eux. "Je suis toujours terrifiée", a-t-elle déclaré à l'agence de presse française AFP.
Cette fois, les dégâts semblent moins graves que par le passé, mais le traumatisme psychologique reste frais. Une autre survivante, Nurhidayati, a partagé ses craintes. "Je suis toujours traumatisée par le tremblement de terre de 1992", a-t-elle déclaré. "Les deux femmes ont souligné leur besoin désespéré de fournitures de base, y compris de la nourriture, de l'eau, des médicaments et des couches pour les enfants. Selon Berton Suar Pelita Panjaitan, porte-parole de l'Agence nationale de gestion des catastrophes de l'Indonésie, le nombre de morts a légèrement augmenté depuis la dernière mise à jour. Au moins 48 personnes ont été confirmées mortes, avec 101 autres blessées. Plus de 900 maisons ont été lourdement endommagées et des centaines d'autres ont subi des problèmes structurels mineurs.
Des bâtiments publics tels que des écoles, des hôpitaux et des bureaux gouvernementaux ont également subi des dommages considérables. Les infrastructures fragiles de la région ont rendu les efforts de récupération difficiles, d'autant plus que certaines zones restent coupées des services essentiels.
L'Union européenne s'est engagée à utiliser ses satellites d'observation de la Terre Copernicus pour aider aux missions de recherche et de sauvetage, offrant des données en temps réel pour localiser les victimes potentielles.
Les habitants comme Umri continuent de compter sur des ressources limitées, partageant souvent le peu qu'ils ont. "Nous avons besoin de tout, de nourriture, d'eau, de médicaments", a-t-elle déclaré. "Le tremblement de terre met en évidence les risques en cours posés par l'emplacement de l'Indonésie le long du Cercle de feu du Pacifique, une zone connue pour une activité sismique et volcanique fréquente. Le pays a subi de nombreuses catastrophes, dont le tsunami catastrophique de l'océan Indien en 2004, qui a tué plus de 170 000 personnes en Indonésie seulement.
Les dirigeants locaux soulignent l'importance de la résilience de la communauté, exhortant les résidents à rester vigilants et à éviter de retourner dans des bâtiments instables jusqu'à ce que les évaluations de sécurité soient terminées.
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