Le député Yoav Segalovitz a annoncé son départ du parti centriste Yesh Atid, marquant un changement significatif dans la politique israélienne. La décision intervient alors que des rapports suggèrent qu'il est en pourparlers avancés pour rejoindre le parti Ra'am de Mansour Abbas, une faction traditionnellement islamiste qui a récemment cherché à se redéfinir à travers une approche plus civique. Segalovitz, ancien haut responsable de la police et membre actuel de la Knesset, a été une figure clé dans les efforts visant à améliorer les relations entre les communautés juives et arabes.
Segalovitz a fait son annonce à ses collègues membres de Yesh Atid jeudi, exprimant son espoir pour le succès continu du parti et sa fusion avec B'Yachad de Naftali Bennett. Yair Lapid, le chef de Yesh Atid, a répondu en remerciant Segalovitz pour ses contributions de dix ans, soulignant son "intégrité et son professionnalisme" au service de l'État.
Bien que Segalovitz n'ait pas confirmé les détails, il ne les a pas niés non plus, indiquant qu'une telle étape est toujours à l'étude. Le mouvement potentiel a des implications substantielles, car il pourrait remettre en question les frontières politiques traditionnelles entre les factions juives et arabes.
La carrière de Segalovitz a été définie par son travail dans la réduction de la criminalité dans les communautés arabes israéliennes pendant son mandat de vice-ministre de la sécurité publique dans le gouvernement précédent. Ses efforts ont contribué à une baisse des taux d'homicides, une tendance qui s'est inversée après l'effondrement de la coalition Bennett-Lapid et la montée ultérieure du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Les rapports indiquent qu'Abbas et Segalovitz explorent la possibilité que Segalovitz devienne le deuxième candidat de la liste électorale de Ra'am et remplace potentiellement Ben Gvir en tant que ministre de la Sécurité nationale dans le prochain gouvernement.
Les sondages récents menés par le site frère du Times of Israel, Zman Yisrael, révèlent un sentiment public mitigé concernant l'inclusion de Ra'am dans une coalition de gouvernement. Un sondage mené auprès de 500 répondants a révélé que 56% des électeurs de l'opposition soutiendraient l'inclusion de Ra'am dans une coalition si elle incluait Segalovitz, tandis que 30% s'opposaient à l'idée. Parmi les partisans de l'actuelle coalition de droite, le contraire était vrai, avec 55% opposés et 11% soutenant. Dans l'ensemble, l'électorat reste divisé, avec 40% opposés et 38% en faveur de l'inclusion de Ra'am. Le sondage suggère que le mouvement potentiel de Segalovitz pourrait modifier considérablement l'équilibre des pouvoirs lors des prochaines élections.
Alors que le paysage politique continue d'évoluer, la décision de Segalovitz représente une tentative audacieuse de remodeler l'avenir de la gouvernance israélienne.
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