Le gouvernement italien fait face à une pression croissante à l'approche de septembre, les responsables de la santé se préparant à évaluer des domaines critiques tels que les niveaux de personnel, les listes d'attente et l'allocation des ressources. La situation a suscité des inquiétudes parmi les citoyens et les professionnels de la santé, en particulier en ce qui concerne la transparence et l'efficacité du système de santé national.
Giuseppe De Felice a lancé une enquête publique sur le nombre d'opérations de cataracte effectuées dans des établissements publics et privés à Milan. Plus précisément, il a cherché des données sur les procédures menées à l'hôpital ophtalmique et à l'établissement privé San Raffaele. Sa demande a été faite par des canaux officiels, y compris l'Agence nationale des services de santé régionaux (Agenas). Cependant, Agenas a répondu qu'il ne possédait pas les indicateurs nécessaires pour fournir les informations demandées.
Les efforts de De Felice faisaient partie d'une campagne plus large visant à améliorer la transparence des services de santé. Il avait déjà soulevé des préoccupations similaires avec le colonel Bentivogli, chef de la police régionale chargée de surveiller la conformité des soins de santé. Malgré son plaidoyer, ses demandes sont restées sans réponse. Ces derniers mois, il a continué à faire pression pour une plus grande responsabilité, surtout après avoir appris que la surveillance des listes d'attente a été transférée à Agenas, qui opère sous l'autorité des régions.
L'Agence, qui a reçu un financement du Plan national de relance et de résilience (PNRR), était censée améliorer la transparence grâce à une plate-forme conçue pour comparer les performances des hôpitaux. Cependant, l'expérience du Dr De Felice suggère que l'agence pourrait ne pas avoir la capacité de surveiller pleinement certains types d'interventions médicales, telles que la chirurgie de la cataracte, en raison de leur nature principalement ambulatoire. Selon Agenas, les données requises pour de telles évaluations ne sont pas disponibles grâce aux systèmes existants utilisés pour suivre l'activité des hôpitaux.
De Felice pour obtenir des informations détaillées a conduit à une autre réponse d'Agenas, qui a réitéré que le Réseau d'évaluation de la santé publique (PNE) n'inclut pas d'indicateurs liés aux traitements de la cataracte. L'agence a expliqué que c'était parce que la procédure est souvent effectuée en milieu ambulatoire plutôt qu'à l'hôpital, ce qui rend difficile le suivi en utilisant les méthodes de collecte de données standard.
Ces développements mettent en évidence les tensions actuelles entre les citoyens et les autorités de santé, qui sont de plus en plus appelées à justifier leurs décisions et leurs actions. À l'approche de septembre, le gouvernement devra probablement faire face à de nouvelles demandes de plus grande transparence et d'amélioration de la prestation des services, en particulier à la lumière des temps d'attente persistants et de la pénurie de personnel. Les prochains mois seront cruciaux pour déterminer si des réformes significatives peuvent être mises en œuvre pour répondre à ces préoccupations pressantes.
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