Matteo Salvini, vice-premier ministre italien et chef du parti de la Ligue, a annoncé son intention de demander une contribution de 5% aux dix principales banques italiennes en fonction de leurs bénéfices lors de la prochaine loi budgétaire. La proposition vise à extraire des fonds des institutions financières qui ont bénéficié de garanties de l'État et d'un soutien public, dans le but d'utiliser ces ressources pour renforcer les initiatives de sécurité nationale telles que l'augmentation du nombre d'agents de police déployés sur les autoroutes. Salvini a fait l'annonce lors d'une conférence de presse, soulignant qu'il croyait que l'ensemble de la majorité au pouvoir soutiendrait l'initiative.
Il a déclaré que la contribution proposée serait triennale, ciblant les banques les plus performantes, qui, selon ses estimations, pourraient générer jusqu'à 30 milliards d'euros de bénéfices annuels. Salvini a exprimé sa confiance dans le fait que les banques réaliseraient des bénéfices encore plus élevés, jusqu'à 40 ou 50 milliards d'euros, l'année suivante, suggérant que ce niveau de bénéfices justifierait le prélèvement de 5%. L'idée s'appuie sur le modèle espagnol, où le gouvernement a imposé des mesures fiscales sur les bénéfices des banques, ce qui a entraîné cinq milliards d'euros sur trois ans.
Il a noté que bien qu'il ne partage pas les opinions politiques de Sánchez, l'intervention fiscale a été reconnue internationalement comme une mesure nécessaire. Salvini a également abordé les tensions internes au sein de son propre parti, déclarant que des efforts sont en cours pour renforcer l'équipe de la Ligue. Il a souligné que les Italiens ont besoin d'unité plutôt que de différends internes, exhortant les membres à contribuer à la force du parti. Il a mentionné les discussions en cours sur la création de réseaux italiens et internationaux visant à renforcer l'influence et l'efficacité du parti. En plus des contributions financières, Salvini a souligné l'importance de tirer parti des revenus supplémentaires pour renforcer les services de sécurité.
En particulier, il a appelé à doubler le nombre de personnel dans le programme Strade Sicure, qui se concentre sur la sécurité routière et le contrôle du trafic. Cette décision reflète une stratégie plus large d'allouer des fonds publics plus efficacement vers l'infrastructure et la protection publique. La proposition intervient au milieu d'inquiétudes croissantes sur la rentabilité des grandes banques italiennes, qui ont opéré avec des garanties substantielles soutenues par l'État. Selon des rapports récents, les deux principales banques ont généré 12 milliards d'euros de bénéfices au cours des six premiers mois de 2026, ce qui suggère que les bénéfices totaux de toutes les grandes institutions pourraient atteindre environ 24 milliards d'euros d'ici la fin de l'année.
En combinaison avec les petites banques, le chiffre global pourrait dépasser 50 milliards d'euros par an. Ce contexte souligne l'ampleur potentielle de la taxe proposée, qui pourrait s'élever à plusieurs centaines de millions d'euros par an. Salvini a fait valoir que, compte tenu de la disparité entre les avantages reçus par les banques et les coûts supportés par les citoyens, il existe une justification claire pour extraire une partie de ces gains pour servir les intérêts publics.
Avec la loi budgétaire qui est sur le point d'être adoptée et qui devrait façonner les politiques budgétaires futures, le débat sur les contributions des banques restera probablement un sujet clé de la politique italienne.
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