Suite aux cyberattaques ayant ciblé les systèmes de refroidissement de supermarchés dans plusieurs pays européens, dont l'Allemagne, l'expert en sécurité informatique Christoph Fischer estime que les fabricants d'appareils connectés sont principalement responsables des vulnérabilités exploitées. Fischer a critiqué la pratique de livrer des unités de contrôle avec des paramètres d'usine par défaut et des mots de passe standard, qualifiant cela d'une faute impardonnable. Il a souligné que, bien que des attaques similaires en France en octobre aient visé des contrôleurs Danfoss obsolètes, il reste à confirmer si les incidents actuels partagent la même cause. L'expert a insisté sur le fait que des méthodes de chiffrement sécurisées, telles que les certificats et le chiffrement asymétrique, sont techniquement réalisables et devraient être mises en œuvre par les fabricants lors de la configuration initiale. Fischer a averti que ce problème dépasse le secteur de la vente au détail et touche divers secteurs, tels que le photovoltaïque et les pompes à chaleur, et a exhorté les consommateurs à éviter les connexions Internet inutiles pour les appareils domestiques. De plus, il a suggéré que les organisations de protection des consommateurs devraient inclure des critères obligatoires de sécurité informatique dans leurs évaluations de produits, en notant que des obligations plus strictes pour les fabricants entreront en vigueur entre 2026 et 2027 dans le cadre de la loi sur la cybersécurité.
Lecture du biais (Centre): L'article s'appuie exclusivement sur des arguments techniques et des échéances réglementaires fournis par un seul expert en sécurité, et présente une vision équilibrée des normes de l'industrie par rapport aux futures exigences légales, sans prendre parti.



