Ces dernières semaines, le secteur de la santé polonais s'est retrouvé au centre du débat public en raison de la réforme proposée de la loi sur le traitement des données médicales.Le projet de réforme prévoit que les établissements de santé transmettent aux organes de l'État des données sur les employés, y compris des identifiants tels que le numéro PESEL.Cette réforme vise à analyser plus en détail les dépenses de soins de santé, qui, selon le ministère de la Santé, sont nécessaires en raison de la possibilité d'employer une personne à plusieurs endroits ou sous différentes formes.
Les nouvelles réglementations prévoient la transmission d'un large éventail d'informations, y compris le montant des salaires, le temps de travail, le poste, la spécialisation et la formation, à l'Agence pour l'évaluation des technologies médicales et de la tarification (AOTMiT), au Fonds national de la santé (NFZ) et à d'autres organismes relevant du ministère de la Santé.
Les doutes ont été soulevés principalement en ce qui concerne la méthode de collecte des données, et non leur existence. Le Samorząd lekarski, représenté par le président de la Chambre nationale des médecins Łukasza Jankowskiego, n'a pas contesté la nécessité d'analyser les coûts du système de protection de la santé, mais a souligné que l'État dispose déjà d'outils permettant d'évaluer les dépenses de rémunération des médecins.
En ce qui concerne les activités scientifiques ou les activités supplémentaires qui ne sont pas liées au travail dans le système public, elles peuvent avoir une incidence négative sur la vie privée des médecins et sur leur carrière.
Le président du NIL souligne que le milieu médical est prêt à discuter de changements, mais estime que l'ordre d'action devrait être différent. Selon Jankowski, il faut d'abord modifier la procédure d'évaluation, et seulement ensuite aborder le thème de la rémunération.
Jankowski a indiqué qu'il était possible que l'UODO n'ait pas été consultée parce qu'elle pourrait être préjudiciable au gouvernement. L'UODO a souligné que le droit de protection des données à caractère personnel n'est pas absolu et que toute restriction doit être justifiée. L'essentiel sera de déterminer si le lien entre les données sur les rémunérations et les personnes concernées est proportionnel à la finalité à laquelle elles sont destinées.
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