Un groupe consultatif néo-zélandais a émis un avertissement sévère sur l'état du système de soins aux personnes âgées du pays, appelant à des réformes urgentes et radicales pour prévenir une crise imminente.Le groupe consultatif du ministère de la Santé, dirigé par l'ancien ministre du Travail David Cunliffe, a conclu que le modèle actuel est insoutenable et ne répondra pas à la demande future à moins que des changements radicaux ne soient mis en œuvre immédiatement.Le rapport de 186 pages, intitulé Un endroit pour vieillir: assurer l'avenir des soins aux personnes âgées, décrit 40 recommandations visant à transformer le système, y compris des augmentations substantielles du financement et des changements structurels dans la manière dont les soins sont dispensés.
Le rapport prévient que, sans intervention, le nombre de lits de soins résidentiels disponibles sera nettement inférieur à la demande d'ici une décennie. Il estime que plus de 9000 lits pourraient être manquants d'ici 2035, ce qui entraînerait un fardeau de coût annuel de près de 600 millions de dollars pour le gouvernement. Même les réformes proposées, bien que nécessaires, devraient coûter des milliards de dollars au fil du temps. Le groupe consultatif a souligné que retarder l'action entraînerait des ajustements plus graves et coûteux sur la route. Le rapport souligne que le système actuel a déjà du mal à répondre aux besoins existants.
La demande de soins aux personnes âgées augmente rapidement. En 1996, environ une personne sur 10 avait plus de 65 ans; d'ici les années 2050, cette proportion devrait être d'une personne sur quatre. Ce changement démographique, combiné à une complexité accrue des besoins des patients, exerce une pression énorme sur les hôpitaux, les médecins généralistes et les établissements de soins résidentiels. Le rapport souligne également les inégalités persistantes dans l'accès aux soins aux personnes âgées.
Ces disparités persistent malgré les efforts déployés pour améliorer l'équité, selon les résultats. De plus, la main-d'œuvre dans les soins aux personnes âgées fait face à des défis continus, le nombre et les capacités du personnel ne parvenant pas à répondre aux demandes croissantes de services à domicile et résidentiels.
Pour répondre à ces préoccupations, le groupe consultatif a évalué trois voies possibles: ne rien faire, augmenter le financement seul ou mettre en œuvre une réforme structurelle. Le scénario A, une politique d'inaction, a conduit à une aggravation des conditions, avec une forte baisse de la capacité de soins disponibles et une augmentation correspondante des coûts des soins de santé. Le scénario B, qui implique de stimuler le financement sans changer la structure sous-jacente, offre un certain soulagement mais entraîne toujours des déficits importants. Le scénario C, cependant, présente la solution la plus viable, nécessitant des changements fondamentaux dans la façon dont les soins sont organisés et financés.
La ministre adjointe de la Santé, Casey Costello, a reconnu l'importance de relever ces défis, notant que les facteurs politiques jouent un rôle dans l'élaboration des décisions politiques. Elle a déclaré que le gouvernement avait chargé le groupe consultatif d'explorer les options de réforme, en soulignant la nécessité d'une planification à long terme et d'un large soutien.
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