Le Sénat colombien a approuvé le débat final de la "loi sur la reddition" proposée par le gouvernement du président Abelardo De la Espriella, en l'adoptant avec 57 voix favorables et 24 voix contre. Cette législation vise à faciliter la reddition des membres de groupes armés en réduisant les peines de prison, en offrant notamment des réductions allant jusqu'à 30 % pour les dirigeants et 50 % pour les autres membres, tout en excluant explicitement toute négociation politique ou reconnaissance. Les sénateurs ont supprimé l'article 25, qui aurait conféré au ministère de l'Intérieur des pouvoirs exceptionnels en matière de contrats concernant le Fonds national pour la sécurité et la coexistence citoyenne. Le projet de loi est maintenant transmis à la Chambre des représentants, où les débats restent tendus en raison de différends de procédure concernant la présentation correcte du rapport favorable avant le début du vote. Les membres de l'opposition ont allégué une irrégularité de procédure, mais le président de la Chambre, Nicolas Barguil, a rejeté ces accusations, les qualifiant de simples manœuvres dilatoires, en affirmant que toute objection formelle serait soumise au comité d'éthique plutôt que de suspendre la séance.
Lecture du biais (Centre): L'article offre une analyse équilibrée en détaillant le vote législatif, les changements de politique spécifiques tels que les réductions de peine, et en présentant les points de vue divergents des critiques de l'opposition, qui dénoncent des défauts de procédure, et du président de l'assemblée, qui défend le processus.






