Un groupe de trente et un militants et journalistes de Bosnie-Herzégovine a publié une déclaration publique à la suite du récent meurtre d'une femme à Gračanić, exhortant les autorités à se concentrer sur le simple comptage des victimes pour tenir les institutions responsables de leur rôle dans la prévention de la violence domestique.
Les militants notent que depuis le début de cette année, cinq femmes ont été assassinées, un enfant a été tué et il y a eu deux tentatives de meurtre en Bosnie-Herzégovine. La plus jeune victime n'avait que deux ans, tandis que la plus âgée avait soixante-dix-neuf ans. Dans quatre des cas, des armes à feu ont été utilisées, et les auteurs étaient souvent des partenaires actuels ou anciens, des membres de la famille ou des proches des victimes.
La déclaration souligne qu'après chaque incident, la question se pose de savoir si le crime aurait pu être évité, mais les réponses restent insaisissables. Elle critique l'absence d'analyses complètes et indépendantes sur les actions des institutions concernées, y compris la police, les procureurs, les tribunaux, les services sociaux et les établissements de santé.
Les activistes mettent en garde contre le fait de réduire les discussions sur la violence domestique à des appels à des sanctions plus sévères sans aborder les réponses institutionnelles. Ils soulignent comment les auteurs agissent souvent en croyant qu'ils ont le droit de contrôler et de prendre des décisions sur la vie des femmes, ce qui rend impossible de résoudre le problème uniquement par des politiques punitives plus strictes.
Ils demandent que chaque meurtre serve de catalyseur pour des enquêtes approfondies sur la conduite de toutes les institutions concernées. Cela comprend l'examen de la façon dont la police répond aux rapports, si les procureurs poursuivent adéquatement les accusations et si les services sociaux fournissent un soutien suffisant aux victimes. Les activistes soulignent que ce n'est qu'en identifiant les défaillances potentielles et en attribuant la responsabilité qu'un système peut être construit pour prévenir de nouveaux décès.
La déclaration exhorte également la société à ne pas considérer le meurtre de femmes par des partenaires, des ex-partenaires ou des membres de la famille comme des incidents isolés ou des actes de passion, mais comme des femicides - des meurtres motivés par la violence sexiste et une démonstration de pouvoir.
En conclusion, les militants soulignent l'importance de créer un environnement favorable où les victimes peuvent demander de l'aide sans crainte.
Le film explore les conditions sociales, institutionnelles et culturelles profondément enracinées qui permettent à cette violence de persister sans contrôle. Il commence par la triste réalité que le féminicide se produit rarement comme un incident isolé mais est souvent l'aboutissement tragique d'abus prolongés.
Les créateurs du documentaire, produit par doku.ba, ont été inspirés par la série de cas de féminicides signalés dans des villes telles que Gradačac, Sarajevo, Tuzla, Kalesija et Mostar. Le co-réalisateur Almir Kljuno décrit le processus de production comme exceptionnellement difficile, soulignant la nécessité de traiter la normalisation de la violence domestique dans le cadre de la vie quotidienne.
À travers des récits émotionnels de survivants de violence domestique et des conversations avec des experts en protection sociale, en application de la loi, en justice, en psychologie et en société civile, le film plonge dans les mécanismes complexes qui sous-tendent la violence basée sur le genre. Une attention particulière est accordée au moment le plus vulnérable pour les victimes - la période où elles tentent d'échapper à des relations abusives - et questionne les responsabilités des institutions, des familles et des médias dans la résolution de ces problèmes.
Le réalisateur Osman Zukić reconnaît la sensibilité de la réalisation d'interviews avec des victimes de violence domestique, soulignant les défis rencontrés au cours de la production au-delà des obstacles techniques et organisationnels.
Le documentaire ne propose pas de solutions définitives mais vise à éclairer les coins les plus sombres de la société. Il souligne que le féminicide en Bosnie-Herzégovine est un problème systémique nécessitant la création d'un environnement plus sûr pour tous les citoyens.
2 articles
N1 Bosna i HercegovinaIndépendantCentreFactualité 90Objectivité 65il y a 13 j "Arrêtons de compter les femmes tuées": appel public de 31 militantes et journalistes après un nouveau féminismeSelon leur rapport, cinq femmes ont été tuées, un enfant a été assassiné et deux tentatives de meurtre ont eu lieu depuis le début de l'année, les auteurs étant souvent des partenaires actuels ou anciens, des membres de la famille ou des proches. Les activistes critiquent l'absence d'analyses sérieuses et indépendantes des défaillances institutionnelles et appellent à des réformes systémiques plutôt que de se concentrer uniquement sur des sanctions plus sévères.
Lecture du biais (Centre): L'article présente une vision équilibrée de la question, mettant en évidence les préoccupations soulevées par les militants et les journalistes sans adopter une position partisane.
Pourquoi ces scores (Factualité 90 · Objectivité 65): This article presents a clear call to action by 31 activists and journalists following a new femicide. It cites statistics and specific cases, which align with cross-source data. However, the language is more emotionally charged and advocacy-oriented, focusing on demands for institutional accountabi
Klix.baIndépendantCentreFactualité 85Objectivité 75il y a 13 j Le documentaire "La chambre noire" devant le public de Sarajevo: une histoire difficile et importante sur le féminicide en BiHLe documentaire "Mračna soba" (Chambre noire) aborde la question du féminicide et de la violence basée sur le genre en Bosnie-Herzégovine (BiH). Il explore les profonds facteurs sociaux, institutionnels et culturels qui permettent à cette violence de ne pas être reconnue, parlée ou sanctionnée de manière inadéquate. Le film a été inspiré par les rapports en cours de féminicides dans des villes comme Gradačac, Sarajevo, Tuzla, Kalesija et Mostar au cours des deux dernières années. Grâce à des témoignages émotionnels de survivantes, des entretiens avec des experts en protection sociale, la police, le système judiciaire, la psychologie et la société civile, le film examine les mécanismes complexes de la violence contre les femmes. Il met en évidence le moment critique où les victimes de relations abusives quittent les questions de responsabilité des institutions, des familles et des médias. Le film n'offre pas de réponses définitives mais vise à éclairer les coins sombres de la société et à encourager la réflexion sur la manière de réduire la violence.
Lecture du biais (Centre): L'article présente un aperçu équilibré du contenu du documentaire, en mettant l'accent sur les défis sociétaux et institutionnels liés à la violence sexiste.
Pourquoi ces scores (Factualité 85 · Objectivité 75): The article provides detailed background on the documentary 'Mračna soba' and discusses the broader issue of femicide in Bosnia and Herzegovina. It references specific locations and incidents, aligning with cross-source consensus on the frequency and nature of such crimes. However, it includes subje
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