La juge adjointe du travail Cyntia Cordeiro, membre du Tribunal Regional do Trabalho da 5a Região et présidente du Sindicato de Magistrados do Brasil (Sindimagis), a récemment défendu le paiement des soi-disant "verbas indenizatórias" aux magistrats, les considérant comme des droits reconnus et non privilégiés.Sa déclaration a eu lieu à la suite d'une décision du ministre du Tribunal Supremo Federal (STF) Flávio Dino, qui a temporairement suspendu ces paiements, y compris les gratifications et les aides qui permettent de percevoir des salaires supérieurs au plafond constitutionnel de R$ 46.366,19.La mesure, valable pour 60 jours, vise à réviser les avantages et à éviter qu'ils soient utilisés comme mécanismes indirects d'augmentation de salaire.
Cyntia Cordeiro a souligné que les verbes d'indemnisation ne correspondent pas à des salaires supplémentaires, mais à des droits historiques qui n'ont pas été payés au moment approprié. Elle a fait valoir que le gouvernement fédéral est maintenant en train de refuser d'honorer des compromis antérieurs, affirmant que " je ne négocie pas, je ne paierai pas ".
Un juge a également critiqué l'attitude du ministre Flávio Dino, alléguant qu'il était conforme à des intérêts politiques personnels, et non en tant que membre du STF. À son avis, Dino suit une voie similaire à celle de l'ex-président Fernando Collor, célèbre pour son discours contre la corruption, et l'a comparé à un "nouveau chasseur de marajás".
En outre, Cordeiro a remis en question le manque de discussion technique sur les verbes et a souligné que le STF semble tenter de détourner l'attention des scandales impliquant sa propre cour.
Sindimagis, dont l'enregistrement a été confirmé par le ministère du Travail en janvier de cette année, a fait ses premiers pas pendant la pandémie de Covid-19, d'abord sur Instagram, puis sur un groupe WhatsApp.
Cordeiro a expliqué qu'une syndicalisation des magistrats n'est pas interdite par la législation, contrairement aux militaires, qui peuvent se syndiquer mais ne peuvent pas faire de grèves.
Après une décision de Dino, il y a eu des réactions spontanées des magistrats, certains annulant des audiences et montrant leur frustration face à une réduction soudaine de leurs salaires.
Le syndicat, bien qu'encore en phase initiale, a augmenté progressivement, bien que le nombre exact de syndiqués n'ait pas encore été divulgué.
Une critique de Cordeiro à l'encontre du ministre Dino est basée sur l'idée qu'il accorde la priorité aux intérêts politiques plutôt qu'aux questions juridiques, et que son attitude reflète un agenda personnel, surtout compte tenu des rumeurs selon lesquelles il prétend briguer la présidence de la République. Un juge juge que Dino n'a pas effectué une analyse juridique adéquate avant de prendre une décision, et que son action est plus politique que professionnelle.
La situation génère des débats animés au sein du Judiciário, avec de nombreux magistrats défendant leurs droits et d'autres soutenant la nécessité d'une révision des prestations. La question des pendurials reste controversée, avec des perspectives différentes sur l'équilibre entre les droits historiques et les limites constitutionnelles. Avec une décision du STF, l'avenir de ces verbes est encore incertain, et une discussion devrait se poursuivre dans les prochains mois.
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