Le deuxième plus grand animal de la Terre a été repéré le long de la côte méditerranéenne, attirant l'attention des chercheurs et des communautés locales. La baleine mince commune, Balaenoptera bonaerensis, est fréquemment observée près des côtes occidentales de la Méditerranée, en particulier autour des côtes du Levant et du détroit de Gibraltar.
Les baleines minques communes migrent à travers le détroit de Gibraltar, se déplaçant de la Méditerranée vers les eaux de l'Atlantique à la recherche de nourriture. Ce mouvement saisonnier est lié à la disponibilité de proies, principalement de petits organismes planctoniques comme les euphausiidés, communément appelés krill.
Les équipes scientifiques travaillant sur le projet MysticMED combinent des observations terrestres et des recherches marines pour étudier ces animaux. Les observateurs stationnés dans des points côtiers élevés, tels que les falaises du cap San Antonio, utilisent des jumelles pour suivre les mouvements des baleines. Les chercheurs marins déploient également des équipements pour recueillir des données sur le comportement, la santé et les interactions environnementales des baleines.
La baleine mince commune est confrontée à plusieurs menaces, notamment les collisions avec des navires, la pollution acoustique due aux activités humaines et les impacts du changement climatique sur la distribution des proies. Son cycle de reproduction est lent, les femelles donnant naissance à un petit tous les deux à trois ans et les individus vivant jusqu'à 90 ans. Ces caractéristiques biologiques rendent l'espèce vulnérable au déclin de la population, en particulier en raison des pratiques historiques de chasse à la baleine au cours du XXe siècle.
Ces zones soutiennent de riches écosystèmes marins, fournissant des ressources essentielles pour les baleines. Cependant, les changements de température de l'eau et les courants, entraînés par le changement climatique, pourraient perturber ces habitats et affecter la capacité des baleines à trouver suffisamment de nourriture. Les autorités locales et les groupes de conservation ont noté la fréquence croissante des observations de baleines, soulevant des questions quant à savoir si cela reflète une augmentation temporaire de la population ou des changements dans les routes de migration. Les chercheurs soulignent la nécessité d'une surveillance continue pour comprendre comment ces modèles pourraient évoluer.
Au fil de l'été, le nombre de baleines à bosse communes observées devrait rester stable, bien que des études ultérieures aideront à déterminer les raisons exactes de la tendance actuelle.La Méditerranée continue de servir de corridor essentiel pour ces créatures majestueuses, offrant à la fois des opportunités de découverte scientifique et des rappels de l'équilibre délicat entre l'activité humaine et la vie marine.
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