Le Premier ministre Andrej Plenković a abordé la grave congestion routière à la frontière sud de la Croatie, attribuant la situation principalement à un grand nombre de citoyens albanais voyageant à travers le pays pendant la saison estivale.
La congestion a entraîné des attentes de plusieurs heures à la frontière, certains rapports indiquant des retards de plus de dix heures. La situation a suscité des inquiétudes parmi les autorités locales et les résidents, qui craignent que les conditions ne reflètent celles observées à Ceuta, une zone sous contrôle espagnol sur le continent africain, où des milliers de migrants ont été interceptés et renvoyés au Maroc. Selon des données récentes, plus de 48 000 personnes ont été rapatriées de Ceuta au Maroc vendredi dernier seulement, à la suite d'un accord entre l'Espagne et le Maroc.
Plenković a reconnu la nécessité d'améliorer les infrastructures, en particulier l'achèvement de la route rapide reliant Dubrovnik à Čilip, ce qui contribuerait à faciliter le flux de trafic vers la frontière avec le Monténégro. Cependant, il a également souligné que le nouveau système d'entrée numérique, conçu pour rationaliser les contrôles aux frontières, avait contribué par inadvertance à des retards en raison de sa complexité et du volume élevé d'utilisateurs. Malgré ces défis, le Premier ministre a exhorté à la patience, affirmant que la situation devrait se normaliser une fois le week-end passé.
En plus de s'attaquer à la crise immédiate du trafic, Plenković a souligné l'engagement de la Croatie à protéger ses frontières et à maintenir son rôle au sein de l'espace Schengen. Il a cité les efforts de rapatriement réussis à Ceuta comme preuve de la responsabilité et de la vigilance de la Croatie. "Nous devons veiller à ce que tous les aspects possibles de la migration illégale soient prévenus", a-t-il déclaré, soulignant l'importance de mesures de contrôle systématiques.
La Croatie, avec 21 autres États membres de l'Union européenne, a envoyé une lettre au président du Conseil européen et au président de la Commission européenne exprimant sa préoccupation face à l'afflux massif de migrants à Ceuta. Cette décision reflète l'inquiétude croissante des dirigeants de l'UE concernant le potentiel de situations similaires ailleurs dans le bloc. Alors que l'ampleur de la crise actuelle à Ceuta est sans précédent, les responsables avertissent que sans une action coordonnée, de tels incidents pourraient devenir plus fréquents. L'Italie a également réagi à la situation, annonçant son intention de suspendre l'accord de Schengen avec l'Espagne pendant un mois en réponse aux passages massifs des frontières.
Les responsables italiens soutiennent que cette mesure est nécessaire pour faire face aux risques sécuritaires posés par l'afflux de migrants. Cependant, les analystes suggèrent que la position de l'Italie s'aligne sur le programme politique plus large de la Première ministre Giorgia Meloni et de son parti, qui préconise depuis longtemps des politiques d'immigration plus strictes.
Les chauffeurs de taxi locaux décrivent la situation comme chaotique, avec des véhicules coincés dans de longues files d'attente, des températures à l'intérieur des voitures atteignant 50 degrés Celsius et des passagers souffrant de déshydratation et d'épuisement.
Il a fait valoir que la configuration actuelle laisse de nombreux citoyens de l'UE en attente inutilement dans de longues files d'attente, malgré la disponibilité de ressources pour améliorer le processus. Peović a appelé à des voies supplémentaires, de meilleures installations et des zones de repos régulières le long de la route pour éviter une pression supplémentaire sur les voyageurs et les communautés locales.
Le gouvernement a déjà entamé des discussions sur la meilleure façon d'équilibrer le tourisme et la sécurité aux frontières, mais le temps nous dira si ces efforts seront suffisants pour éviter une autre répétition de la crise de Ceuta.
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