Le 28 août 2026, la présidente de la République de Slovénie, Nataša Pirc Musar, a prononcé une vive critique du gouvernement actuel lors d'une réunion du conseil diplomatique à huis clos tenue à Kranj.
Elle a critiqué l'opposition à la candidature de l'ancienne ministre des Affaires étrangères Tanja Fajon au poste de représentante spéciale de l'UE pour la région du Sahel, qualifiant cette candidature d'opportunité manquée pour la Slovénie d'obtenir des postes de haut rang dans les institutions internationales.
Elle a également exprimé sa désapprobation face aux liens plus étroits entre le président du Conseil national, Zoran Stevanović, et les responsables russes, en particulier sa récente réception du président du Parlement serbe avant de s'engager avec des représentants de la Bosnie-Herzégovine.
En réponse à l'affirmation du Premier ministre Janez Janša selon laquelle le gouvernement est le seul à diriger la politique étrangère de la Slovénie, Pirc Musar a réitéré que si le gouvernement a le pouvoir de diriger la politique étrangère, cela ne confère pas l'immunité du contrôle public. "L'autorité de prendre des décisions ne signifie pas l'immunité du jugement public", a-t-elle précisé, soulignant l'importance de la transparence et de la responsabilité dans les affaires d'État.
" Il a également souligné que la Slovénie est un État souverain et un membre égal de l'UE, et qu'aucune décision sur la politique extérieure ne peut être prise sans le consentement de tous les membres. Il a également souligné que le gouvernement avait une orientation claire pour ses opérations, axée sur l'amélioration du bien-être des Slovènes. " Nous mènerons une politique pragmatique sur tous les aspects de notre mandat constitutionnel. Nous attendons la même chose des autres titulaires de fonctions publiques qui ont juré d'agir dans l'intérêt de la Slovénie ", a-t-il conclu.
Pendant ce temps, certains médias ont suggéré que Pirc Musar avait déjà critiqué certaines actions gouvernementales, notamment la gestion des accidents de la circulation, l'utilisation d'hélicoptères de la police et des liens présumés avec les services de renseignement russes.
Les échanges entre Pirc Musar et Janša reflètent les tensions actuelles dans le paysage politique slovène, où les débats sur l'identité nationale, la politique étrangère et l'équilibre entre la souveraineté et l'intégration continuent de façonner le discours public.
Alors que les deux dirigeants réaffirment leurs positions, la situation reste fluide, avec des implications pour la position nationale et internationale de la Slovénie.
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