Des vagues de chaleur sans précédent ont balayé l'Europe, suscitant des appels à l'action urgents de la part de groupes environnementaux et de responsables. À Londres, une conférence prévue sur l'adaptation au climat a été abruptement annulée en raison de températures extrêmes, soulignant la gravité de la situation. L'événement, initialement prévu à la London School of Economics, a dû être annulé car le système de refroidissement du bâtiment était jugé inadéquat, posant un risque pour la santé des participants.
La vague de chaleur a été particulièrement intense en Angleterre, où des températures record ont été enregistrées pendant trois jours consécutifs en juin. Dans le comté de Suffolk, le mercure a grimpé à 37,3 degrés Celsius, battant les records précédents. Les écoles ont été forcées de fermer plus tôt, les services de train ont été perturbés, et même la liaison ferroviaire de l'aéroport de Londres Gatwick a connu des retards et des annulations. Les autorités locales ont imposé des interdictions d'arrosage, menaçant d'amendes allant jusqu'à 1 000 £ pour les violations.
Les organisations environnementales et les comités parlementaires exigent des mesures plus robustes pour protéger les citoyens de la menace croissante de la chaleur extrême. Le Comité spécial sur l'environnement, l'alimentation et les affaires rurales a exhorté les ministres à prendre des mesures plus fortes, mettant en garde contre des pertes importantes et des impacts généralisés sur les hôpitaux, les maisons de soins infirmiers, les écoles, les systèmes de transport, les chaînes d'approvisionnement alimentaire et les réseaux informatiques. Le président du comité, Toby Perkins, a souligné la nécessité de réponses immédiates, y compris des stratégies pour lutter contre la surchauffe dans les bâtiments et réduire les émissions.
Greenpeace UK a appelé à un "plan de chaleur extrême" qui va au-delà des mesures simples telles que l'augmentation de la consommation d'eau. Ils préconisent des allocations budgétaires pour rendre les écoles, les hôpitaux et les zones résidentielles plus résistantes aux températures élevées. Le chef du Parti vert, Zack Polanski, a également exigé des protocoles de sécurité d'urgence parallèlement aux efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Ce comité, qui conseille le gouvernement sur les questions de changement climatique, a averti plus tôt cette année que la législation devrait être promulguée pour fixer les températures maximales admissibles dans les lieux de travail. Il a souligné que les gouvernements successifs n'ont pas réussi à se préparer adéquatement aux impacts du changement climatique sur la vie quotidienne. Selon le comité, l'une des principales priorités du gouvernement devrait être l'installation de la climatisation dans les écoles et les hôpitaux, étant donné que l'infrastructure britannique n'est pas conçue pour les conditions climatiques actuelles.
Les projections suggèrent que d'ici 2050, les étés atteignant 40 degrés Celsius deviendront monnaie courante, posant des défis particuliers pour les logements modernes conçus pour retenir la chaleur plutôt que de la dissiper.
Emma Howard Boyd, chef du National Heat Risk Committee basé à la London School of Economics, a estimé que la récente vague de chaleur pourrait coûter à l'économie britannique des centaines de millions de livres en raison de la perte d'heures de travail et des défaillances des infrastructures.
En France, des critiques similaires ont émergé concernant la réponse du gouvernement au changement climatique et à la fréquence croissante des vagues de chaleur. Malgré les affirmations du président Emmanuel Macron et du Premier ministre Sébastien Lecornu selon lesquelles un travail substantiel a déjà été accompli, les experts soutiennent que le financement insuffisant entrave les progrès.
Les dirigeants locaux ont attribué cela à la réduction des budgets municipaux, tandis que le Premier ministre a promis un soutien de l'État pour aider les zones touchées.
Les experts notent que la France est généralement mieux préparée aux vagues de chaleur extrêmes que les autres pays européens, mais il reste un besoin urgent de stratégies globales pour s'assurer que tous les secteurs de la société sont équipés pour faire face efficacement aux futures vagues de chaleur. Alors que le Royaume-Uni et la France sont confrontés à ces défis sans précédent, l'appel à des efforts nationaux et internationaux coordonnés pour atténuer les effets du changement climatique devient plus fort, soulignant la nécessité de mesures proactives pour protéger la santé publique et les infrastructures contre la menace croissante d'événements météorologiques extrêmes.
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