Le pétrole revient à son plus bas niveau depuis trois semaines alors que les tensions à Hormuz maintiennent en vie les craintes d'approvisionnement
Les prix du pétrole ont légèrement augmenté mardi après avoir chuté fortement la veille en raison des inquiétudes concernant les tensions dans le détroit d'Ormuz, une route d'exportation cruciale. Le brut Brent a augmenté de 0,49 $ à 84,26 $ le baril, tandis que le brut West Texas Intermediate (WTI) a grimpé de 0,41 $ à 80,75 $ le baril. La baisse des prix s'est produite après que le président américain Donald Trump a annoncé une pause dans de nouvelles actions militaires contre l'Iran, visant à désamorcer le conflit et à régler les différends sur le contrôle du détroit d'Ormuz. Cependant, l'Iran a nié les négociations en cours avec les États-Unis, affirmant qu'il n'y avait pas de discussions prévues. Les différends sur la gestion des détroits persistent, les États-Unis citant un accord exigeant de l'Iran la réouverture des routes de juin, tandis que l'Iran insiste sur l'accord protégeant sa souveraineté.
Les prix du pétrole ont légèrement augmenté mardi, se redressant d'un bas de trois semaines après une forte baisse la veille. Le rebond est intervenu au milieu des inquiétudes persistantes concernant la sécurité du détroit d'Ormuz, un point critique pour les exportations mondiales de pétrole.
La voie navigable, qui gère environ un cinquième de la consommation quotidienne de pétrole dans le monde, est devenue un point focal de tension géopolitique. Cependant, la situation reste non résolue, l'Iran rejetant les remarques de Trump. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a déclaré qu'aucune discussion avec Washington n'était en cours et qu'aucune réunion officielle n'avait été programmée, contredisant directement la revendication de l'administration de négociations en cours.
Les États-Unis affirment qu'un accord signé en juin oblige l'Iran à rouvrir le passage, tandis que Téhéran affirme que le document préserve sa souveraineté sur la région. Ces interprétations contradictoires ont contribué à l'incertitude persistante dans la région, gardant les marchés sur le bord.
Pendant ce temps, deux navires transportant du pétrole brut saoudien ont réussi à naviguer dans le détroit de Bab el-Mandeb, indiquant un certain degré de réacheminement en raison de préoccupations de sécurité accrues. D'autres complications sont apparues alors que le trafic à travers le détroit d'Ormuz entre l'Iran et Oman ralentissait à la suite de rapports d'attaques contre des navires commerciaux.
Les observateurs du marché ont noté que si la récente augmentation des prix suggère une certaine stabilisation, les risques sous-jacents persistent. Tim Waterer, analyste en chef du marché chez KCM Trade, a fait remarquer que bien que la pression immédiate sur les prix du pétrole se soit atténuée, la situation reste volatile.
Cette proposition souligne le fossé croissant entre Téhéran et les puissances occidentales, ajoutant une nouvelle couche de complexité aux négociations déjà lourdes.
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