Un éminent universitaire qui a étudié à la fois à l'Université d'Oxford et à l'Université de Cambridge a accusé les institutions de racisme systémique, citant des expériences personnelles et des modèles plus larges d'exclusion auxquels sont confrontés les chercheurs noirs.
L'universitaire a raconté comment, avant de commencer ses études à Oxford, ils se sont préparés à une discrimination potentielle en lisant les récits d'autres étudiants noirs détaillant des incidents tels que le personnel de sécurité du campus questionnant leurs références, des remarques racistes occasionnelles lors de rassemblements sociaux et d'être mal identifiés comme d'autres personnes noires.
Ils ont cité des données indiquant que les universitaires noirs constituent moins de 1% des professeurs d'université au Royaume-Uni, une statistique reflétée au niveau national. Au cours d'une conférence, un professeur invité noir a fait remarquer avec humour que sa présence avait augmenté le nombre de professeurs noirs d'Oxford de moins de 1% à exactement 1%. Cette observation a souligné la rareté de la représentation noire dans les rôles de leadership de l'enseignement supérieur. L'universitaire a également rappelé les conseils d'un professeur américain qui a suggéré qu'ils envisagent de déménager aux États-Unis pour des recherches impliquant des communautés noires, arguant que de tels travaux trouveraient un plus grand soutien ailleurs.
Tout en reconnaissant la validité de cette perspective, l'universitaire a exprimé sa frustration de ne pas se sentir le bienvenu dans son propre domaine d'étude au sein du milieu universitaire britannique. Malgré ces défis, l'universitaire a noté un thème récurrent dans les discussions avec ses pairs et ses proches, que leurs expériences pourraient être rejetées comme mineures par rapport aux problèmes sociétaux plus larges affectant les Noirs.
Un tel scepticisme a contribué à un dilemme: rester silencieux risquait la complicité dans un système qui mettait en danger la santé mentale, tout en exprimant des préoccupations invitant le ridicule pour ne pas simplement ignorer les mépris et être reconnaissant pour l'inclusion.
Les révélations ont suscité de nouveaux appels à la réforme au sein des deux universités. Les défenseurs soulignent la nécessité d'une plus grande diversité parmi les professeurs et des programmes plus inclusifs qui reflètent l'étendue de l'expérience humaine. Les critiques soutiennent que les efforts actuels pour lutter contre les disparités raciales restent superficiels, en se concentrant sur des gestes symboliques plutôt que sur un changement significatif.
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