Une nouvelle vague de scandales environnementaux a émergé à la suite du récent scandale de Gospić, avec des rapports indiquant que des problèmes similaires se développent dans d'autres parties de la Croatie. La situation, décrite comme "l'amiante ici, les boues là-bas", met en évidence les inquiétudes croissantes concernant l'élimination illégale des déchets et son impact sur les communautés locales et les écosystèmes.
Dans de nombreuses zones rurales, les propriétaires fonciers utilisent leurs propriétés comme décharges pour les déchets industriels, souvent sous le couvert du développement économique. Cette pratique, qui a été observée dans plusieurs endroits, implique l'accumulation de grandes quantités de matières dangereuses telles que l'amiante et les boues. Ces substances, une fois enterrées ou éliminées de manière inappropriée, présentent de graves risques pour la santé et la dégradation de l'environnement. Les résidents locaux décrivent avoir vu d'énormes dépôts de déchets apparaître pendant la nuit dans les zones boisées et près des sources d'eau. Certains ont rapporté avoir vu des camions arriver la nuit, suggérant un modèle d'élimination clandestine des déchets.
Ces récits s'alignent sur des affirmations plus larges selon lesquelles les autorités n'ont pas réussi à surveiller ou à intervenir efficacement, malgré la disponibilité de la technologie de surveillance. Un drone coûtant seulement 100 euros peut capturer des images de régions entières, mais les responsables continuent de prétendre qu'ils ne sont pas au courant des violations en cours. La situation a suscité une grande inquiétude du public, en particulier parmi les communautés vivant près des sites contaminés.
Aujourd'hui, cependant, certains habitants hésitent à boire de l'eau du robinet, craignant les effets potentiels sur la santé liés à une exposition à long terme à des substances toxiques. Les militants environnementaux et les experts juridiques soutiennent que la réponse du gouvernement a été inadéquate, les institutions fermant les yeux ou ne pas appliquer les réglementations existantes. Le manque de transparence et de responsabilité a alimenté la méfiance parmi les citoyens, qui estiment que leur droit à l'air, à l'eau et au sol propres est compromis.
Les représentants juridiques des communautés touchées ont appelé à une action urgente, y compris l'augmentation des inspections, des sanctions plus strictes pour les contrevenants et un meilleur accès du public à l'information concernant les pratiques de gestion des déchets.
Les organisations environnementales exhortent le gouvernement à donner la priorité à la protection de l'environnement et à veiller à ce que les pratiques de gestion des déchets soient conformes aux normes internationales.
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