Un groupe de pêcheurs de Koper a émis un avertissement sévère aux agriculteurs locaux sur l'extraction illégale d'eau de la rivière Rizana, les accusant de contribuer à des niveaux d'eau dangereusement bas et de menacer la vie aquatique.
Selon les pêcheurs, l'eau a atteint des températures supérieures à 26 degrés Celsius, provoquant la léthargie et la mort des poissons. Ils ont souligné que si certains agriculteurs peuvent produire des marchandises à vendre, aucun n'est véritablement dépendant de l'agriculture et devrait donc se respecter et respecter la rivière en cessant le prélèvement d'eau non autorisé.
À la fin du mois de juillet, la direction slovène de l'eau a averti qu'il y avait eu une augmentation spectaculaire de l'extraction des eaux souterraines à l'aide de pompes submersibles pour l'irrigation et l'arrosage du bétail, ce qui représente une menace sérieuse pour les écosystèmes aquatiques. L'agence a souligné que ces activités nécessitent un permis d'eau, qui garantit un débit minimum écologiquement acceptable (Qes) nécessaire pour maintenir la santé de la rivière et de son environnement environnant. En vertu de la loi slovène sur l'eau, l'extraction non autorisée d'eau peut entraîner des amendes allant de 400 à 1200 € pour les particuliers, jusqu'à 4000 € pour les exploitants d'entreprises indépendants et des sanctions encore plus élevées pour les entités juridiques.
Les pêcheurs ont souligné que les conditions actuelles rendent cette activité particulièrement dommageable, car la capacité de la rivière à soutenir la vie est déjà gravement éprouvée.Les conditions de sécheresse en Slovénie se sont aggravées, certaines parties du pays connaissant un temps extrêmement sec.Les données de l'Agence slovène de l'environnement (Arso) montrent que les niveaux de précipitations sont inférieurs à la normale dans une grande partie du pays, certaines régions enregistrant moins de 20% des précipitations moyennes.Ces conditions, combinées à des températures inhabituellement élevées, ont accéléré les taux d'évaporation, mettant davantage l'accent sur les ressources en eau.
Les autorités locales continuent de surveiller de près la situation, mais l'application reste difficile. Les agriculteurs, dont beaucoup dépendent de l'irrigation pour les cultures et le bétail, soutiennent qu'ils ont des alternatives limitées compte tenu de la sécheresse prolongée. Cependant, les pêcheurs insistent sur le fait que la poursuite de l'utilisation illégale de l'eau entraînera des dommages irréversibles à l'écosystème fluvial, affectant potentiellement à la fois la faune et les communautés humaines en aval.
L'issue de ce différend dépendra de la capacité des autorités locales à appliquer efficacement les réglementations existantes et de l'adoption rapide de solutions alternatives, telles que des méthodes d'irrigation plus efficaces ou des mesures de conservation accrue de l'eau.
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