Une table ronde tenue au Parlement croate a examiné le soulèvement en Croatie pendant la Seconde Guerre mondiale, en se concentrant sur son interprétation historique et les rôles joués par divers groupes. Organisé par le vice-président du Parlement Ivan Penava sous le titre "Été 1941 Victimes croates du nettoyage ethnique comme un défi historique et commémoratif", l'événement a réuni des historiens et des experts qui ont débattu de la nature du soulèvement et de ses implications.
Les participants ont souligné que la Journée du soulèvement de la nation croate, traditionnellement commémorée le 27 juillet, n'était pas un soulèvement conjoint impliquant à la fois des Croates et des Serbes en Slavonie, mais plutôt un soulèvement exclusivement serbe qui a eu lieu dans les régions du sud de la Bosnie, de l'est de la Slavonie et du nord de la Dalmatie.
La discussion a mis en évidence la nature complexe des événements de 1941, notant que le soulèvement était accompagné de nombreux crimes commis contre des populations non serbes. Selon Mario Jareb, conseiller scientifique à l'Institut croate d'histoire, un crime ne devrait pas être utilisé pour justifier un autre. Il a souligné que les insurgés ont commis de multiples crimes contre les communautés croates et musulmanes, qui ont souvent été négligés ou déformés dans les comptes historiques.
Zlatko Begonja, professeur d'université à la retraite, a identifié trois principaux acteurs du soulèvement: les communistes, les Tchétniks et les fascistes italiens.
Les Tchétniks, d'autre part, se sont battus pour la réalisation de l'idée d'une Grande Serbie, qu'ils considéraient comme entravée par une Croatie indépendante. Bien que les accords de Rome de mai 1941 aient accordé à l'Italie de larges parties des zones côtières croates, Gornja Posavina et la Dalmatie, Begonja a suggéré que les fascistes italiens partageaient des intérêts communs avec les Tchétniks pour empêcher la création d'un État croate indépendant, car cela entraverait leurs politiques impérialistes le long de la côte adriatique.
Il a déclaré que l'objectif est la vérité et a critiqué les efforts visant à déformer, dissimuler ou exagérer les événements historiques. Au lieu de cela, il a souligné la nécessité d'exposer et de révéler les actions sournoises qui ont été préjudiciables à la nation croate, à son indépendance et à la réconciliation interne au sein de la communauté croate.
En abordant ces questions ouvertement, les participants ont cherché à favoriser un discours historique plus inclusif et véridique qui respecte toutes les communautés touchées.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 5 €/mois.
Devenir soutien